Comment j’ai appris à témoigner de Dieu

2 avril 2024

Par Moran, Chine

En juin de l’année dernière, j’ai été choisie comme diaconesse d’abreuvement et chargée d’abreuver ceux qui venaient juste d’accepter l’œuvre de Dieu des derniers jours. Je me suis dit : « Je dois bien faire mon devoir et rendre à Dieu Son amour. » Au début, j’ai rencontré beaucoup de difficultés : certains frères et sœurs étaient occupés par leurs emplois et ne venaient pas régulièrement aux réunions ; d’autres étaient trompés par les calomnies du PCC et des cercles religieux, et hésitaient à venir aux réunions ; d’autres encore étaient négatifs et faibles parce qu’ils étaient entravés par leurs familles et ils ne pouvaient pas accomplir leurs devoirs. Je me sentais vraiment sous pression quand j’y pensais. Pour bien abreuver ces frères et sœurs afin qu’ils comprennent la vérité et s’enracinent sur le vrai chemin, il y avait beaucoup à faire ! Pendant cette période, j’ai prié Dieu, je m’en suis remise à Lui et j’ai cherché la vérité pour résoudre leurs problèmes et leurs difficultés. Au bout d’un moment, la plupart d’entre eux assistaient normalement aux réunions, et certains avaient appris ce que signifiait accomplir ses devoirs, donc ils les assumaient au mieux de leurs capacités. Quand j’ai vu ces résultats, j’ai été ravie et je n’ai pas pu m’empêcher de m’en attribuer le mérite en pensant : « Je dois être douée pour ce travail. Sinon comment aurais-je pu obtenir d’aussi bons résultats ? » Après ça, quand j’entendais des frères et sœurs parler des problèmes et des difficultés qu’ils rencontraient dans leurs devoirs, sans le vouloir, j’ai commencé à me vanter, me présentant comme meilleure et plus expérimentée qu’eux.

Un jour, lors d’une réunion avec des sœurs qui commençaient juste à abreuver les nouveaux arrivants, elles ont dit que certains nouveaux arrivants avaient vu la répression furieuse et les arrestations du PCC, et qu’ils se sentaient négatifs, faibles et effrayés. Ces sœurs ne savaient pas comment échanger pour résoudre ça. Comme j’avais récemment résolu des problèmes similaires et obtenu des résultats, j’ai pensé que c’était une bonne occasion de leur dire comment j’avais échangé sur la vérité pour résoudre ces choses et pour leur montrer que je comprenais la vérité et que j’étais une collaboratrice efficace. Alors j’ai dit avec assurance : « Il y a peu de temps, j’ai abreuvé quelques frères et sœurs qui étaient dans le même état. J’étais très nerveuse, à ce moment-là, alors, pour bien les abreuver, j’ai tenu beaucoup de réunions avec eux, j’ai lu les paroles de Dieu et j’ai échangé sur la vérité qui concernait leur état. Je devais faire plus de 50 kilomètres aller-retour à vélo. Après avoir été abreuvés pendant quelque temps, ils ont gagné une certaine compréhension de l’œuvre, de l’omnipotence et de la sagesse de Dieu, ils ont compris ce que cela signifiait lorsque Dieu Se servait du grand dragon rouge comme d’un faire-valoir dans Son œuvre et ils ont gagné de la confiance en Dieu. Ils ne se sont plus sentis entravés par la persécution du PCC et ils ont même voulu prêcher l’Évangile pour témoigner de l’œuvre de Dieu… » Pendant que j’échangeais, les sœurs m’ont regardée comme si elles étaient envoûtées. Ҫa m’a procuré une grande satisfaction et j’ai parlé avec de plus en plus d’entrain. Quand j’ai terminé mon échange, une sœur a dit avec enthousiasme : « Grâce à toute ton expérience, tu vois clairement les problèmes. Je serais complètement perdue. » Une autre sœur a dit avec envie : « Il t’est si facile de résoudre ces problèmes ! Si tu as d’autres bonnes expériences à nous enseigner, échange avec nous, s’il te plaît, afin que nous puissions apprendre de toi. » J’ai été ravie d’entendre ces compliments. Même si j’ai dit que les résultats de mon travail étaient entièrement dus à la direction de Dieu, pas à mes propres efforts, dans mon cœur, je sentais que c’était moi qui avais souffert et payé un prix pour les obtenir. Lors d’une réunion, une sœur se sentait négative parce qu’elle n’obtenait pas de bons résultats en abreuvant les nouveaux arrivants, et elle a parlé de nombreuses difficultés. J’ai pensé : « Les autres n’auront-ils pas une moins bonne opinion de moi si je dis que j’ai eu les mêmes problèmes et insuffisances ? Je suis responsable de son travail, alors je vais lui parler de mes expériences réussies et lui montrer comment j’ai échangé sur la vérité pour résoudre ces problèmes quand j’ai été confrontée à ces diverses difficultés. Comme ça, je pourrai à la fois résoudre ses problèmes et accroître l’estime des autres à mon égard. » Quand cette idée m’est venue, j’ai évité de parler de mes faiblesses et de mes déficiences. À la place, je me suis vantée de mon efficacité dans mes devoirs. J’ai dit : « Pendant cette période, j’ai abreuvé et soutenu cinq frères et sœurs. Ils ne participaient pas régulièrement aux réunions, certains en raison de leurs nombreuses notions religieuses, d’autres parce qu’ils couraient après l’argent, et d’autres encore parce qu’ils étaient faibles et négatifs à cause de problèmes chez eux. Je suis allée les voir un par un, j’ai surmonté certaines difficultés, recherché beaucoup de paroles de Dieu et échangé avec chacun d’eux pour résoudre leurs problèmes jusqu’à ce qu’ils comprennent la vérité, renoncent à leurs notions, assistent régulièrement aux réunions et se chargent volontiers de devoirs. Il y avait un frère, un professionnel talentueux, qui venait rarement aux réunions parce qu’il cherchait le statut et la gloire mondains. J’ai rencontré beaucoup de difficultés en le soutenant, mais je m’en suis remise à Dieu, je lui ai lu la parole de Dieu et j’ai échangé sur la volonté de Dieu. En m’écoutant, ce frère a compris la valeur de la recherche de la vérité pour les croyants en Dieu, il a été capable de voir que la recherche de la réputation et du statut était vide de sens, et il a voulu chercher la vérité et accomplir ses devoirs. » Après mon échange, j’ai lu de l’admiration et de l’adoration sur les visages de mes sœurs et elles se sont empressées de recopier les passages de la parole de Dieu que j’avais cités. Une sœur dit avec émotion : « Tu t’es servie de la vérité pour résoudre leurs problèmes, afin qu’elles puissent comprendre la volonté de Dieu et soient disposées à Le suivre et à accomplir leurs devoirs. Tu n’aurais pas pu le faire si tu ne possédais pas les vérités-réalités. » Une autre sœur a dit avec admiration : « Si je rencontrais ces problèmes, je ne serais pas capable de les résoudre. Comme tu as plus d’expérience, tu es meilleure que nous pour résoudre ces problèmes. » C’est alors que j’ai senti que quelque chose n’était pas normal. N’étaient-elles pas en train de me vénérer ? Après mon échange, l’une des sœurs se sentait un peu négative parce qu’elle avait l’impression d’avoir un petit calibre et de ne pas savoir utiliser la vérité pour résoudre les problèmes des nouveaux croyants. Je me suis demandé : « Est-ce que je parle trop de mes réussites ? Est-ce que je leur laisse entendre que les problèmes que je rencontre sont simples à mes yeux et faciles à résoudre pour moi, leur donnant une haute opinion de moi-même ? Le malheur frappera ceux qui admirent et ceux qui sont admirés. Ce type d’échange est-il vraiment approprié ? » Mais alors j’ai pensé : « Je leur parle de ma propre expérience concrète, alors ça devrait aller. » À ce stade, je n’ai pas continué à réfléchir sur moi-même et l’affaire est passée. Plus tard, j’ai retrouvé deux sœurs qui abreuvaient pour les interroger sur leur travail. Dès que je suis arrivée, l’une des deux a dit avec joie : « Dieu merci, tu es là ! On a des frères et sœurs qui ont des problèmes qu’on ne sait pas résoudre. S’il te plaît, parle-nous-en. » Son regard plein d’espoir m’a à la fois réjouie et inquiétée. Il m’a réjouie parce qu’elle m’admirait, mais il m’a inquiétée parce que je me suis demandé si le fait de toujours parler des résultats que j’obtenais dans mon travail l’avait incitée à me vénérer. J’ai ensuite pensé : « Je parle toujours de mes réussites pour leur fournir un chemin de pratique dans l’accomplissement de leurs devoirs, qui consistent à échanger sur la vérité pour résoudre les problèmes. En plus, je ne parle que de mes expériences réelles. Je n’exagère pas. » Alors j’ai continué comme avant, échangeant sur mes réussites. Elles réagissaient avec admiration et envie, et j’étais ravie.

Après ça, à chaque réunion, je parlais de ma souffrance et du prix que j’avais payé dans mes devoirs, de la manière dont j’échangeais sur la vérité pour résoudre des problèmes, et je citais toutes mes réussites. Peu à peu, tous mes frères et sœurs se sont mis à me vénérer, ils attendaient que je résolve tous leurs problèmes et j’aimais beaucoup qu’on m’admire et me vénère. Quand je rentrais des réunions, je me souvenais des expressions d’admiration et de vénération de mes frères et sœurs, et je ne pouvais pas m’empêcher d’être ravie. Être admirée et adulée par tant de gens me motivait dans mes devoirs. Mais, alors que je baignais dans la joie d’être vénérée, j’ai été confrontée à un émondage inattendu.

Un jour, la dirigeante d’Église est venue me voir et a dit : « J’ai demandé aux frères et sœurs de t’évaluer dans cette élection d’Église et ils ont tous dit que tu aimais te vanter. » J’ai rougi de honte dès que j’ai entendu ça. J’ai pensé : « Comment peuvent-ils tous dire que j’aime me vanter ? Que doit penser la dirigeante à mon égard ? Comment puis-je faire face aux autres, maintenant ? » J’ai essayé de m’expliquer : « J’admets que je suis assez arrogante et il m’arrive de me vanter sans le faire exprès, mais je ne me vante pas délibérément. Dans les réunions, je ne parle que de ma propre expérience. » Ma dirigeante a vu que je ne me connaissais pas et a dit : « Tu parles de ta propre expérience, mais pourquoi les frères et sœurs t’admirent-ils et comptent-ils sur toi au lieu de compter sur Dieu et de chercher la vérité ? Tu dis que tu ne te vantes pas délibérément, mais pourquoi ne parles-tu pas de ta propre corruption, de tes déficiences, de ta négativité, de ta faiblesse, ni de tes pensées intimes ? Tu ne parles que du bon, pas de ta propre corruption ni de ta propre faiblesse. Ҫa donne l’impression que tu cherches la vérité et que tu sais comment expérimenter. N’est-ce pas simplement une façon de t’exalter et de te vanter ? » Je ne pouvais pas répondre à ce que ma dirigeante exposait. Au cours des réunions, j’avais simplement parlé de mes réussites et ne m’étais jamais ouverte sur mes écarts et mes échecs dans mes devoirs. Je me vantais vraiment. En pensant à la manière dont je m’étais vantée devant de si nombreux frères et sœurs, qui me voyaient tous avec discernement à présent, je me suis sentie si honteuse et confuse que j’ai eu envie de disparaître. Plus j’y pensais, plus je me sentais coupable, et je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Je me suis agenouillée devant Dieu et j’ai prié : « Ô Dieu, je ne veux plus me vanter. S’il Te plaît, guide-moi pour que je puisse réfléchir sur moi-même et me connaître. »

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu : « S’exalter et témoigner de soi-même, se vanter, essayer d’être tenu en haute estime et adoré par les gens : voilà ce dont l’humanité corrompue est capable. C’est ainsi que les gens réagissent instinctivement quand ils sont dominés par leur nature satanique, et c’est une chose commune à toute l’humanité corrompue. Comment les gens s’exaltent-ils et témoignent-ils d’eux-mêmes habituellement ? Comment atteignent-ils cet objectif qui vise à amener les gens à les tenir en haute estime et à les adorer ? Ils montrent dans quelle mesure ils ont travaillé, souffert et se sont dépensés, et quel prix ils ont payé. Ils utilisent ces choses-là comme un capital par lequel ils s’exaltent, ce qui leur procure une place plus élevée, plus stable et plus sûre dans l’esprit des gens, si bien que davantage de gens les estiment, les admirent, les respectent et même, les vénèrent, les idolâtrent et les suivent. Pour atteindre ce but, les gens font beaucoup de choses qui rendent témoignage à Dieu en surface, mais qui, fondamentalement, les exaltent eux-mêmes et leur rendent personnellement témoignage. Agir ainsi est-il raisonnable ? Ils sont au-delà du champ de la rationalité. Ces gens n’ont aucune honte : ils témoignent effrontément de ce qu’ils ont fait pour Dieu et combien ils ont souffert pour Lui. Ils se vantent même de leurs dons, de leurs talents, de leur expérience, de leurs compétences particulières, des techniques ingénieuses dont ils se servent pour se conduire, des moyens qu’ils utilisent pour manipuler les gens, et ainsi de suite. Leur méthode, pour s’exalter et témoigner d’eux-mêmes, consiste à se vanter et à rabaisser les autres. Ils se dissimulent et se camouflent, également, cachant aux autres leurs points faibles, leurs défauts et leurs insuffisances, pour qu’ils ne voient jamais que leur côté brillant. Quand ils se sentent négatifs, ils n’osent même pas le dire aux autres : ils n’ont pas le courage de s’ouvrir et d’échanger avec eux, et quand ils font quelque chose de mal, ils font de leur mieux pour le masquer et le dissimuler. Ils ne mentionnent jamais le mal qu’ils ont causé au travail de l’Église dans le cadre de l’accomplissement de leur devoir. Cependant, dès qu’ils ont apporté quelque contribution mineure ou obtenu quelque succès modeste, ils sont prompts à le faire remarquer. Ils sont impatients de faire savoir au monde entier combien ils sont capables, combien leur calibre est élevé, combien ils sont exceptionnels et combien ils valent mieux que le commun des mortels. N’est-ce pas là une façon de s’exalter et de témoigner de soi-même ? S’exalter et témoigner de soi-même, est-ce ce que fait quelqu’un qui a conscience et raison ? Non. Quand les gens font cela, quel tempérament cela révèle-t-il donc, habituellement ? L’arrogance est l’un des principaux tempéraments révélés, suivie par la malhonnêteté, et cela consiste à faire tout ce qu’il est possible de faire pour être tenu en haute estime par les autres. Leurs histoires sont totalement inattaquables : leurs paroles reflètent clairement des motivations et des plans, ils s’affichent, pourtant ils veulent cacher ce fait. Le résultat de ce qu’ils disent, c’est que les gens ont l’impression qu’ils sont meilleurs que les autres, que personne ne les égale, que tous les autres leur sont inférieurs. Or, ce résultat n’est-il pas obtenu par des moyens sournois ? Quel tempérament se cache derrière de tels moyens ? Et n’y a-t-il pas là de la méchanceté ? (Si.) C’est là un genre de tempérament méchant » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Section 4 : Ils s’exaltent et témoignent d’eux-mêmes). Ce que la parole de Dieu révélait a transpercé mon cœur. Mon comportement n’était-il pas précisément de la vantardise ? Dans les réunions, j’avais seulement parlé de ma propre souffrance et des bons résultats que j’obtenais. Quand mes frères et sœurs rencontraient des problèmes qu’ils ne savaient pas résoudre, je n’échangeais pas sur la vérité, je ne les aidais pas à comprendre la volonté de Dieu et à savoir comment s’en remettre à Dieu dans leurs devoirs. À la place, je témoignais de ma propre capacité à souffrir et à résoudre les problèmes. Je parlais toujours des distances que j’avais parcourues et du prix que j’avais payé pour abreuver les gens. Je ne parlais jamais des faiblesses et des déficiences que j’exposais quand j’avais des difficultés. Je parlais toujours de la manière dont je portais les fardeaux, je me souciais de la volonté de Dieu, je recherchais la vérité pour résoudre les problèmes de mes frères et sœurs, ou du nombre de gens qui assistaient aux réunions et accomplissaient leurs devoirs grâce à mon abreuvement et mon soutien, afin que les autres pensent que je comprenais la vérité et que j’étais forte pour résoudre les problèmes. C’était clairement la parole de Dieu qui permettait à ces frères et sœurs de comprendre la vérité, d’avoir la foi et de vouloir accomplir leurs devoirs. C’étaient les résultats de la parole de Dieu. Mais je n’exaltais pas Dieu et ne témoignais pas de Sa parole et de Son œuvre. Je laissais les autres penser que c’était moi qui résolvais les problèmes de mes frères et sœurs. Entendre parler de mes expériences n’aidait pas les autres à connaître Dieu ; au contraire, ils me vénéraient. Ils ne s’en remettaient pas à Dieu et ne cherchaient pas la vérité quand ils avaient des problèmes. À la place, ils cherchaient mon échange pour résoudre les choses. Ils me voyaient comme quelqu’un qui pouvait même sauver leurs vies. Si les choses se passaient ainsi, n’étais-je pas en train de les amener devant moi ? Je n’avais même pas l’impression de m’exalter ou de me vanter. Je continuais de penser que je ne faisais que parler de mes expériences réelles. Je voyais que j’avais des intentions méprisables quand je parlais de mes expériences. J’essayais d’obtenir une position élevée dans le cœur des gens. Plus j’y pensais, plus je me sentais méprisable et éhontée. Que je puisse prendre en charge le travail d’abreuvement, c’était la grâce de Dieu, et Sa volonté était que j’échange sur Sa parole pour résoudre les problèmes, conduire les gens devant Lui et les aider à comprendre la vérité et à Le connaître. Mais, dans mes devoirs, je me vantais en permanence pour que les gens me vénèrent. Je voyais les effets de l’œuvre du Saint-Esprit comme les effets de mon propre travail et je m’en servais comme d’un capital pour me vanter. Je volais la gloire de Dieu, je jouissais de l’admiration et de la vénération de mes frères et sœurs, et je n’en éprouvais pas la moindre honte. Je n’avais aucune conscience ni bon sens ! Ma dirigeante m’avait émondée pour que je puisse réfléchir sur le mauvais chemin que je prenais et que je change de direction à temps, ce qui était l’amour et le salut de Dieu pour moi ! Je savais que je ne pouvais plus continuer à défier Dieu et à m’opposer à Lui. Je devais me repentir d’urgence. Je me suis souvenue d’un passage de la parole de Dieu : « “Partager et communiquer tes expériences” signifie échanger sur ton expérience et ta connaissance des paroles de Dieu. Il s’agit de donner voix à chaque pensée dans ton cœur, à ton état d’être et au tempérament corrompu qui se révèle en toi, et de permettre aux autres de les discerner, puis de résoudre le problème en échangeant sur la vérité. Ce n’est que lorsque les expériences sont partagées de cette manière que chacun profite et en récolte les fruits. Seulement cela est la vraie vie d’Église » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête). En méditant sur les paroles de Dieu, j’ai compris que l’échange sur l’expérience ne devrait pas contenir des intentions, des ambitions et des désirs personnels. Je devrais ouvrir mon cœur et en parler à mes frères et sœurs. Que je sois positive ou négative, je devrais toujours m’ouvrir sur mon véritable état pour qu’ils puissent absorber le positif et apprendre à discerner le négatif dans mes expériences, voir que je suis rebelle et corrompue, moi aussi, et que je peux être négative et faible, et ils ne m’admireront ni ne me vénèreront pas. De cette manière, mon expérience peut leur enseigner des leçons et les aider à éviter de mauvais chemins. À la réunion du lendemain, j’ai trouvé le courage de parler de mon état. J’ai disséqué et examiné la manière dont, pendant cette période, je m’étais vantée pour que les autres m’admirent, et la manière dont j’avais réfléchi sur moi-même et appris à me connaître. J’ai éprouvé une grande tranquillité et une grande joie à cette réunion.

Plus tard, j’ai appris qu’une sœur était très déprimée. Quand on s’est parlé, elle a dit : « Aux réunions, je t’entends toujours parler de ton expérience et de la manière dont tu aides efficacement les autres, mais les vérités-réalités me font défaut et mon calibre est trop petit. Quand des problèmes surgissent, je ne peux pas les résoudre. C’est trop stressant. Je ne peux pas gérer ce devoir. » En l’entendant, j’ai eu vraiment honte. J’ai pensé : « Je suis à blâmer pour sa négativité. Je n’ai pas exalté Dieu dans mes devoirs, je n’ai pas résolu les difficultés concrètes d’entrée dans la vie de mes frères et sœurs, j’ai toujours fanfaronné et je me suis toujours vantée, ce qui lui a fait penser à tort que je comprenais la vérité et que j’avais une stature. Je ne peux pas répéter mon erreur. Je dois m’ouvrir et me révéler à elle. » Alors je lui ai parlé de mon état et de la façon dont je me vantais à cette période. Je lui ai fait savoir que moi aussi j’avais des faiblesses, j’étais faible quand je rencontrais des difficultés, et que, à vrai dire, je ne possédais pas non plus les vérités-réalités, que les résultats de mes devoirs venaient de l’œuvre et de la direction du Saint-Esprit, et que je ne pouvais rien accomplir par moi-même. Ma sœur a été émue et a dit : « Ton échange m’a fait prendre conscience du fait que je ne cherche pas la vérité, qu’il n’y a pas de place pour Dieu dans mon cœur, que j’admire des talents apparents, que je vénère les autres, et que je n’ai pas compris que toute réussite provient de l’œuvre et de la direction du Saint-Esprit. Je ne veux plus être négative et faible face à mes problèmes. Je veux m’en remettre à Dieu et accomplir mes devoirs. » En entendant la sœur parler de la sorte, j’ai été très heureuse.

Après ça, j’ai commencé à réfléchir sur moi-même. Pourquoi, alors que je savais que se vanter, c’était résister à Dieu, avais-je quand même pris ce chemin sans le vouloir ? Que se passait-il ? Plus tard, j’ai lu un passage de la parole de Dieu : « Certains idolâtrent particulièrement Paul. Ils aiment aller faire des discours et travailler, ils aiment assister à des rassemblements et prêcher, et ils aiment que les hommes les écoutent, les adorent et gravitent autour d’eux. Ils aiment avoir leur place dans le cœur des autres et ils aiment que les autres apprécient l’image qu’ils présentent d’eux. Examinons leur nature à partir de ces comportements. Quelle est leur nature ? Si ces personnes se comportent vraiment ainsi, alors c’est suffisant pour démontrer qu’elles sont arrogantes et vaniteuses. Elles n’adorent pas Dieu du tout. Elles cherchent un statut plus élevé, veulent avoir de l’autorité sur les autres, les posséder et occuper une place dans leur cœur. C’est l’image classique de Satan. Les aspects de leur nature qui se distinguent sont l’arrogance et la vanité, le refus d’adorer Dieu et le désir d’être adoré par les autres. De tels comportements peuvent te donner une vision claire de leur nature » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Comment connaître la nature de l’homme). Grâce à ce que la parole de Dieu révélait, j’ai compris que j’aimais me vanter devant mes frères et sœurs et les inciter à me vénérer parce que j’étais contrôlée par ma nature arrogante. Parce que ma nature était si arrogante, dès lors que mes devoirs ont produit des résultats, j’ai commencé à m’admirer moi-même. Afin de montrer que j’étais remarquable et supérieure, je me vantais lors des réunions et j’étalais ce que j’avais réussi dans mon travail. Je ne disais rien de mes difficultés, de ma faiblesse, de ma rébellion et de ma corruption. Quand mes frères et sœurs me louaient, je ne ressentais pas de peur, j’étais très heureuse et je jouissais de leur admiration et de leur vénération sans aucune honte. Paul adorait les rassemblements et les sermons, revendiquant les effets de l’œuvre du Saint-Esprit comme son propre capital, se vantant et s’exaltant partout pour tromper les gens. Il amenait tous les croyants devant lui. De ce fait, même aujourd’hui, 2 000 ans plus tard, le monde religieux tout entier vénère et exalte Paul, traite ses paroles comme la parole de Dieu et n’a pas la connaissance du Seigneur Jésus. Paul était de nature arrogante, suffisante et n’avait aucun égard pour Dieu ; il empruntait le chemin d’un antéchrist qui résiste à Dieu. Il occupait la position de Dieu dans le cœur des gens, il offensait gravement le tempérament juste de Dieu, et il a été puni et damné par Dieu. Mon tempérament n’était-il pas semblable à celui de Paul ? Moi aussi, j’étais arrogante, suffisante, j’aimais m’exalter, me vanter et avoir des gens autour de moi. Par conséquent, après avoir subi ma « performance » pendant des mois, les autres m’admiraient et me vénéraient, et ils n’avaient plus de place pour Dieu dans leur cœur. Quand des problèmes surgissaient, c’était moi qu’ils cherchaient, au lieu de Dieu. N’étais-je pas en train de résister à Dieu et de nuire à mes frères et sœurs ? N’étais-je pas en train de suivre le chemin d’un antéchrist ? Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai compris que j’étais en danger et que j’étais contrôlée par ma nature arrogante. À maintes reprises, je m’étais vantée et j’avais fanfaronné sans honte, j’avais trompé mes frères et sœurs pour qu’ils me vénèrent et, parfois, j’avais même des intentions méprisables et j’employais des ruses pour me vanter. Que j’étais si méprisable ! Cela me remplissait de dégoût et de haine vis-à-vis de moi-même quand j’y pensais, et je me suis juré de ne plus jamais me vanter.

Après ça, j’ai regardé une vidéo de lecture de la parole de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Dieu est le Créateur et Son identité et Son statut sont suprêmes. Dieu détient autorité, sagesse et pouvoir, Il a Son propre tempérament, Ses biens et Son être. Quelqu’un sait-il depuis combien d’années Dieu œuvre au milieu de l’humanité et de toute la création ? Le nombre spécifique d’années depuis lesquelles Dieu œuvre et gère tout l’humanité est inconnu. Personne ne peut donner un chiffre précis et Dieu ne rend pas compte de ces questions à l’humanité. Par contre, si Satan devait faire quelque chose de ce genre, en rendrait-il compte ? Certainement. Satan veut s’afficher pour induire davantage de gens en erreur et faire prendre conscience de ses contributions à davantage de gens. Pourquoi Dieu ne rend-Il pas compte de ces questions ? Parce que l’essence de Dieu a un aspect humble et caché. Quel est le contraire d’être humble et caché ? C’est être arrogant et s’afficher. […] Dieu exige que les gens Lui rendent témoignage, mais Lui, S’est-Il rendu témoignage à Lui-même ? (Non.) D’un autre côté, Satan a peur que les gens ne connaissent même pas la plus petite chose qu’il fait. Les antéchrists ne sont pas différents : ils se vantent de chaque petite chose qu’ils font devant tout le monde. En les entendant, on dirait qu’ils témoignent de Dieu, mais si vous écoutez attentivement, vous découvrirez qu’ils ne témoignent pas de Dieu mais friment et se donnent de l’importance. L’intention et l’essence de ce qu’ils disent est de rivaliser avec Dieu pour Ses élus et pour le statut. Dieu est humble et caché, et Satan s’exhibe. N’y a-t-il pas une différence ? La vantardise contre l’humilité et le caractère caché : qu’est-ce qui est positif ? (L’humilité et le caractère caché.) Satan pourrait-il être décrit comme humble ? (Non.) Pourquoi ? À en juger par sa nature-essence méchante, c’est un déchet sans valeur ; il serait anormal que Satan ne s’affiche pas. Comment Satan pourrait-il être appelé “humble” ? L’“humilité” est ce qui qualifie Dieu. L’identité, l’essence et le tempérament de Dieu sont nobles et honorables, mais Il ne se montre jamais. Dieu est humble et caché, de sorte que les gens ne voient pas ce qu’Il a fait, mais à mesure qu’Il œuvre dans une telle obscurité, l’humanité est sans cesse pourvue, nourrie et guidée – et tout cela est arrangé par Dieu. N’est-ce pas en vertu de Son caractère caché et de Son humilité que Dieu ne déclare jamais ces choses, ne les mentionne jamais ? Dieu est humble précisément parce qu’Il est capable de faire ces choses, mais qu’Il ne les mentionne ni ne les déclare jamais, et qu’Il ne Se dispute pas à propos de ces choses avec les gens. De quel droit peux-tu parler d’humilité quand tu es incapable de telles choses ? Tu n’as accompli aucune de ces choses et cependant, tu persistes à t’en attribuer le mérite : c’est ce qu’on appelle être sans vergogne. En guidant l’humanité, Dieu accomplit un très grand travail, et Il préside à l’univers entier. Son autorité et Son pouvoir sont tellement vastes, et pourtant Il n’a jamais dit : “Mon pouvoir est extraordinaire.” Il reste caché parmi toutes choses, présidant à tout, nourrissant et pourvoyant à l’humanité, permettant à toute l’humanité de perdurer génération après génération. Prenons l’air et le soleil, par exemple, ou toutes les choses matérielles nécessaires à l’existence humaine sur terre : elles circulent toutes sans cesse. Que Dieu pourvoie aux besoins des hommes, la question ne se pose pas. Si Satan faisait quelque chose de bien, le tairait-il et resterait-il un héros méconnu ? Jamais. De même, il y a dans l’Église des antéchrists qui ont déjà entrepris un travail dangereux, qui ont abandonné des choses et enduré des souffrances, qui sont peut-être même allés en prison. Il y a aussi ceux qui ont autrefois contribué à un aspect du travail de la maison de Dieu. Ils n’oublient jamais ces choses, ils pensent qu’ils méritent de la reconnaissance à vie pour cela, ils pensent que ces choses sont le capital de leur vie, ce qui montre à quel point les gens sont petits ! Les gens sont vraiment petits, et Satan est sans vergogne » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Section 7 : Ils sont malfaisants, insidieux et malhonnêtes (Partie II)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai éprouvé de la honte. Dieu est le Créateur. Il a l’autorité et le pouvoir. Il a la plus grande identité et le statut le plus élevé. Pourtant, Dieu est personnellement venu incarné pour sauver l’humanité corrompue et Il exprime discrètement la vérité pour nourrir et sauver les gens. Il n’utilise jamais le statut de Dieu pour Se vanter, ne parle jamais de l’importance de l’œuvre qu’Il a accomplie pour sauver l’humanité ni de l’ampleur de l’humiliation et de la souffrance qu’Il a endurées. À la place, Il reste toujours humble et caché parmi les gens, accomplissant Son œuvre consistant à abreuver et sauver l’humanité. L’essence de Dieu est si sainte, si bienveillante et si bonne ! Je suis une personne totalement immonde qui est profondément corrompue par Satan, je suis insignifiante aux yeux de Dieu, mais, sans aucune honte, je me suis exaltée, je me suis vantée et j’ai incité les autres à m’admirer et me vénérer. J’étais réellement si arrogante que j’ai perdu ma raison et je ne méritais pas de vivre devant Dieu ! À ce moment-là, j’avais même encore plus honte de mon arrogance, de ma fanfaronnerie et de ma vantardise. Je me suis prosternée devant Dieu et j’ai prié : « Ô Dieu, grâce à Ton jugement et Ta révélation, j’ai vu que je vivais sans ressemblance humaine et je ne veux plus vivre comme ça. Ô Dieu, guide-moi, apprends-moi à pratiquer la vérité et à témoigner de Toi. »

J’ai vu la parole de Dieu : « Quand vous rendez témoignage à Dieu, vous devriez principalement parler de la manière dont Dieu juge et châtie les gens, et des épreuves qu’Il utilise pour épurer les gens et changer leurs tempéraments. Parlez aussi de la corruption révélée dans votre expérience, de toutes les souffrances que vous avez endurées, du nombre de choses que vous avez faites pour résister à Dieu, et de la manière dont vous avez été finalement conquis par Dieu. Parlez de toute la connaissance réelle que vous avez de l’œuvre de Dieu et de la manière dont vous devriez rendre témoignage à Dieu et Lui rendre Son amour. Vous devriez mettre du contenu dans ce genre de langage tout en le formulant de manière simple. Ne parlez pas de théories creuses. Parlez de façon plus terre-à-terre ; parlez avec votre cœur. C’est ainsi que vous devez faire l’expérience des choses. Ne vous munissez pas de théories creuses qui paraissent profondes dans l’effort de vous mettre en valeur ; ce faisant, vous avez l’air très arrogant et absurde. Vous devez parler davantage de choses réelles tirées de votre expérience réelle et parler davantage avec votre cœur ; c’est très profitable pour les autres et il est très approprié qu’ils le voient » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Ce n’est qu’en cherchant la vérité qu’on peut réaliser un changement de tempérament). J’ai trouvé des chemins de pratique dans les paroles de Dieu. Le véritable échange ne signifie pas parler de ses réussites dans le but de se vanter. C’est de témoigner de la manière dont Dieu nous juge, nous purifie et nous sauve. Il est nécessaire d’exposer sa propre rébellion, sa propre corruption, ses propres intentions méprisables et les conséquences de ses actes, et de dire comment, plus tard, par l’expérience du jugement et du châtiment dans la parole de Dieu, on en vient à se connaître soi-même. C’est de cette façon que les autres parviennent à gagner en discernement sur le vrai visage de leur propre corruption et avoir connaissance de l’œuvre de Dieu, du tempérament de Dieu et des exigences de Dieu vis-à-vis de l’humanité. C’est ainsi qu’ils pourront voir le salut de Dieu et Son amour pour les hommes. Ce n’est qu’en échangeant de cette manière que l’on peut témoigner de Dieu. Quand j’ai compris ces chemins de pratique, j’ai commencé à les pratiquer consciemment. Lors d’une réunion, un frère a parlé de la recherche de la réputation et du statut dans ses devoirs. Il se comparait à tout le monde, se sentait coupable de le faire et ne savait pas comment résoudre cela. En l’entendant décrire son état, j’ai pensé : « Si je résous son problème, quand il parlera de son expérience à l’avenir, il dira que c’est mon échange qui lui a permis de changer d’état. Les frères et sœurs m’admireront et diront que je comprends la vérité et que j’ai une stature. Il faut que je construise bien mon échange et que je lui parle de mon expérience. » À cet instant, je m’en suis voulu et j’ai subitement compris que je m’apprêtais à refaire une performance satanique. La pensée que je venais d’avoir me dégoûtait, comme si j’avais avalé une mouche morte. Alors j’ai prié Dieu en silence pour Lui demander de m’accorder la force de me désavouer et d’exalter Dieu et de témoigner de Lui cette fois. Plus tard, j’ai parlé à mon frère de l’échec de mon remplacement dû à ma quête de réputation et de statut et à ma lutte pour les obtenir. J’ai aussi raconté comment, plus tard, grâce à la lecture de la parole de Dieu, j’avais pu réfléchir, apprendre à me connaître, me repentir et changer un peu. Après mon échange, mon frère a reconnu que sa nature était trop arrogante, que chercher la réputation et le statut était le chemin d’un antéchrist, et il a voulu se repentir. En entendant l’échange de mon frère, j’ai remercié Dieu dans mon cœur. C’était la direction de Dieu à l’œuvre.

Après ça, dans mon échange avec mes frères et sœurs lors des réunions, même s’il m’arrivait encore de me vanter, ce n’était plus aussi flagrant ni grave qu’auparavant. Parfois, je songeais à me vanter mais, dès que je m’en apercevais, je priais Dieu et je parvenais à renoncer à moi-même. Peu à peu, je me suis vantée moins souvent et j’ai eu moins souvent envie de fanfaronner, et je suis devenue quelque peu raisonnable dans mes paroles et dans mes actes. Je suis profondément reconnaissante pour le salut de Dieu Tout-Puissant !

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