Comment concevoir son devoir

31 août 2020

Par Zhong Cheng, Chine

Dieu Tout-Puissant dit : « La principale condition de la croyance de l’homme en Dieu, c’est d’avoir un cœur honnête, de se dévouer totalement et d’obéir véritablement. Ce qui est plus difficile pour l’homme, c’est de donner toute sa vie en échange de la vraie croyance, à travers laquelle il peut acquérir toute la vérité et remplir son devoir en tant que créature de Dieu. C’est ce qui est inaccessible à ceux qui échouent, et est encore plus inaccessible à ceux qui ne peuvent pas trouver Christ. Parce que l’homme n’est pas doué pour se consacrer entièrement à Dieu, parce que l’homme n’est pas disposé à remplir son devoir envers le Créateur, parce que l’homme a vu la vérité, mais l’évite et choisit son propre chemin, parce que l’homme cherche toujours à suivre le chemin de ceux qui ont échoué, parce que l’homme défie toujours le ciel, l’homme échoue donc toujours, est toujours victime de la ruse de Satan et est pris dans son propre filet » (« Le succès ou l’échec dépendent du chemin que l’homme emprunte », dans La Parole apparaît dans la chair). « Les devoirs sont des tâches que Dieu confie aux gens. Ce sont des missions que les gens doivent remplir. Cependant, un devoir n’est certainement pas une affaire personnelle que tu gères toi-même ni un contrepoids au fait que tu te démarques de la foule. Certains se servent de leurs devoirs comme des occasions de se lancer dans leur propre gestion ; d’autres, pour satisfaire leurs désirs ; d’autres, pour combler les vides qu’ils ressentent à l’intérieur ; d’autres encore, pour satisfaire leur mentalité qui compte sur la chance en se disant que tant qu’ils remplissent leurs devoirs, ils auront une part dans la maison de Dieu et dans la destination merveilleuse que Dieu arrange pour l’homme. De telles attitudes vis-à-vis du devoir sont incorrectes. Elles dégoûtent Dieu et doivent être corrigées de toute urgence » (« Récits des entretiens de Christ »). Après cette lecture, j’aimerais vous faire part de mon expérience.

En 2017, mon travail dans l’Église consistait à écrire. Peu après, le dirigeant m’a demandé de faire équipe avec frère Lin et de l’aider de mon mieux. J’ai accepté avec joie en me disant : « Il paraît que frère Lin aime beaucoup écrire des articles et qu’il est doué. S’il comprend vite les principes, notre équipe sera très efficace. Comme ça donnera une haute opinion de moi au dirigeant, je dois aider frère Lin autant que je peux. Je lui ai fourni tous les principes utiles et du matériel à étudier pour qu’il maîtrise les bases le plus vite possible. Quand il butait sur quelque chose, je l’aidais à analyser sa pensée et je lui donnais des exemples et des références. Après quelque temps, il a compris certains principes et s’est mis à rédiger des documents clairs et pratiques. J’étais ravi de le voir progresser si vite. Je pensais que pour comprendre si vite, il devait vraiment avoir du potentiel ! Notre équipe est devenue plus efficace et j’avais moins de choses à faire. J’ai pensé qu’avec plus de temps pour entraîner frère Lin, on allait devenir encore meilleurs.

Un jour, le dirigeant a dit qu’une église avait besoin de quelqu’un de toute urgence pour rédiger des documents. Comme frère Lin était doué et responsable dans son travail, il serait transféré dans cette église pour s’occuper des tâches d’écriture. Ça m’a choqué. Je me suis dit : « Quoi ? Tu le transfères ? Tu ne peux pas faire ça. Je me suis donné beaucoup de mal pour le familiariser avec le travail et les principes. Ses progrès sont prometteurs. Notre travail pâtirait grandement de son transfert. Alors que pensera-t-on de moi ? Que je suis incompétent. » Ça m’a contrarié. Le dirigeant a dit que je pourrais former quelqu’un d’autre après le tranfert de frère Lin. Je n’ai rien dit, mais j’étais contre cette idée. Je pensais : « Tu en parles comme si ce n’était rien. Tu crois qu’il est facile de former quelqu’un ! Ça demande du temps et des efforts ! Et toutes les responsabilités retomberont sur mes épaules après le départ de frère Lin. On a beaucoup de choses à faire. Notre travail souffrira de la perte d’un collaborateur qualifié. » Plus j’y pensais, plus j’étais opposé à cette idée. Deux jours plus tard, le dirigeant m’a demandé de rédiger une évaluation de frère Lin. Je me suis dit : « Je dois me concentrer sur ses faiblesses et sur la corruption qu’il révèle plutôt que sur ses qualités. Alors le dirigeant ne le transfèrera peut-être pas. » Je m’en suis un peu voulu quand j’ai fini mon évaluation et je me suis demandé si j’étais malhonnête. Mais je me suis dit que je me souciais du travail de l’équipe. Alors j’ai rendu mon évaluation au dirigeant. Comme je n’ai pas eu de réponse pendant quelques jours, j’ai commencé à m’inquiéter et j’ai pensé : « Et s’il ne l’avait pas lue et transférait quand même frère Lin ? Je ne peux pas rester sans rien faire. Je dois trouver une manière de le garder. » J’ai tâté le terrain en demandant à frère Lin : « Qu’en penserais-tu si on te demandait de t’occuper des tâches d’écriture d’une autre église ? » Il a répondu sans hésiter : « Je me soumettrais aux arrangements de l’Église et j’accepterais. » J’ai répondu : Il est important de comprendre les principes et d’être compétent quand on se charge de tâches d’écriture. Sans ça, le travail est ralenti. Je pense qu’il vaudrait mieux que tu continues à travailler ici. » À ma grande surprise, frère Lin est resté impassible. Il a juste dit avec assurance : « Si l’occasion se présente, je le ferai et je m’en remettrai à Dieu. » J’étais déçu de ne pas avoir atteint mon but et je lui en voulais un peu. Une fois, j’ai vu des problèmes sur un document qu’il avait rédigé. Je n’ai pas pu m’empêcher de me mettre en colère et de le sermonner. À cette époque, j’étais toujours de mauvaise humeur quand je pensais au transfert de frère Lin. Je n’arrivais pas à travailler calmement et mes pensées s’éparpillaient. Je n’y voyais plus clair dans nos problèmes. J’étais toujours dans un état second et vraiment tourmenté. J’ai prié Dieu et Lui ai demandé de me guider pour que je me connaisse.

Alors j’ai lu ces paroles de Dieu : « Souvent, les gens ne mettent pas la vérité en pratique, souvent, ils tournent le dos à la vérité et, fréquemment, ils vivent au sein d’un tempérament satanique corrompu, égoïste et ignoble, protégeant leur amour-propre, leur réputation, leur statut et leurs intérêts personnels. Ils n’ont pas gagné la vérité. Pour cette raison, tu es extrêmement bouleversé, extrêmement agité et extrêmement entravé » (« Récits des entretiens de Christ »). « Quel est la norme suivant lequel les actions d’une personne sont évaluées comme étant bonnes ou mauvaises ? Cela dépend si, oui ou non, dans tes pensées, expressions et actions, tu possèdes le témoignage de la mise en pratique de la vérité et de l’expérimentation de la réalité de la vérité. Si tu n’as pas cette réalité ou ne vis pas cela, alors tu es, sans aucun doute, un malfaiteur. Comment Dieu considère-t-Il les malfaiteurs ? Tes pensées et tes actes extérieurs ne rendent pas témoignage à Dieu, et ils ne font pas honte à Satan et ne le vainquent pas. Ils font honte à Dieu et sont pleins de signes qui font honte à Dieu. Tu ne témoignes pas de Dieu, tu ne te dépenses pas pour Dieu, et tu n’assumes pas tes responsabilités ni tes obligations envers Dieu : tu agis pour ton propre compte. Qu’est-ce qu’implique “pour ton propre compte” ? Pour Satan. C’est pourquoi, à la fin, Dieu dira : “Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” A ses yeux, tu n’as pas accompli de bonnes actions : par ton comportement, tu as sombré dans le mal. Tu ne seras pas récompensé : Dieu ne Se souviendra pas de toi. N’est-ce pas totalement en vain ? » (« Récits des entretiens de Christ »). En réfléchissant à ces paroles, j’ai compris que Dieu décide si les gens font le bien ou le mal, non en se basant sur leurs efforts, leurs souffrances et le prix qu’ils paient, mais en examinant s’ils le font pour Lui ou pour eux-mêmes et s’ils pratiquent la vérité. J’ai réfléchi sur mon état de cette période et j’ai compris que ce n’était pas par souci du travail de l’Église que j’avais aidé frère Lin à saisir les principes. Je voulais juste améliorer l’efficacité de l’équipe pour être apprécié. Quand j’ai appris qu’il devait être transféré, j’ai eu peur que le travail de l’équipe, ma réputation et mon statut en souffrent. J’ai donc mis l’accent sur ses défauts dans mon évaluation pour induire le dirigeant en erreur. J’ai même dit des choses négatives pour dévaluer son enthousiasme au travail. En quoi était-ce pratiquer la vérité et accomplir mon devoir ? J’étais égoïste, je ne prenais pas en compte le travail de l’Église dans l’ensemble, juste les résultats du travail dont j’étais responsable, ma réputation et mon statut. J’étais aussi malhonnête et j’entravais ce que le dirigeant avait arrangé. Je dérangeais le travail de la maison de Dieu, je faisais le mal et je m’opposais à Lui ! Quand je me suis rendu compte que j’étais dans un état dangereux, j’ai fait cette prière : « Ô Dieu, je suis égoïste et méprisable. J’ai dérangé le travail de la maison de Dieu dans mon intérêt personnel. Mon Dieu, je veux me repentir devant Toi. »

J’ai ensuite lu ceci dans les paroles de Dieu : « Ne faites pas toujours les choses pour vous-mêmes, ne considérez pas toujours vos propres intérêts, et ne considérez pas votre propre statut, apparence ou réputation. Ne prête aucune considération aux intérêts des gens. Tu dois d’abord considérer les intérêts de la maison de Dieu et en faire ta première priorité. Tu dois être attentif à la volonté de Dieu. Commence par réfléchir si, oui ou non, tu as été impur dans l’accomplissement de ton devoir, si tu as fait ton maximum pour être loyal, assumer tes responsabilités et fait tout ton possible et si, oui ou non, tu as songé à ton devoir et au travail de la maison de Dieu. Tu dois penser à ces choses-là. Médite ces choses-là fréquemment et il sera facile pour toi de bien accomplir ton devoir » (« Récits des entretiens de Christ »). J’ai trouvé une voie de pratique dans les paroles de Dieu. Je devais rectifier mes motivations, accepter l’examen de Dieu, renoncer à mon intérêt personnel et soutenir le travail de la maison de Dieu. Frère Lin était compétent et cherchait la vérité quand il avait des problèmes. S’il pouvait se charger du travail d’une autre église, ça servirait le travail de la maison de Dieu. Il y gagnerait aussi de l’expérience et je devais le soutenir. Après ça, j’ai avoué mon égoïsme et mes motivations cachées au dirigeant et je lui ai donné mon opinion sincère sur frère Lin. Il a été transféré à l’autre église et je me suis enfin senti un peu apaisé.

À ce moment-là, j’ai cru avoir un peu changé. Je n’imaginais pas que ma nature satanique égoïste et méprisable réapparaîtrait quand je me retrouverais dans une situation similaire.

Pendant l’hiver de 2018, frère Chen et moi faisions équipe comme dirigeants. Nous compensions mutuellement nos points faibles et, avec l’aide de Dieu, nos résultats s’amélioraient. J’aimais beaucoup travailler avec frère Chen. Un jour, après une réunion, le dirigeant m’a dit qu’une autre équipe avait besoin d’aide et que frère Chen serait sûrement transféré. Comme frère Chen était compétent, responsable et comprenait vite la vérité, je le trouvais vraiment utile à notre équipe. Que penserait de moi le dirigeant si le départ de frère Lin nuisait à notre travail ? Me croirait-il incompétent ? Je ne voulais pas voir partir frère Chen, mais je devais l’accepter par souci du travail de l’Église. À ma grande surprise, le dirigeant a ajouté qu’il y avait un autre problème urgent qu’il voulait confier à sœur Lu, une autre membre de l’équipe. J’ai failli avoir une crise cardiaque. J’ai pensé : « Tu me prends sœur Lu ? Frère Chen est transféré et sœur Lu s’en va aussi. Si notre équipe perd deux membres importants, notre travail en souffrira forcément. Pas question ! Je ne te laisserai pas prendre sœur Lu. » Mais j’ai pensé : « Le dirigeant ne m’accusera-t-il pas d’être égoïste si je refuse de but en blanc ? » J’ai suggéré une autre sœur qui n’était pas aussi bonne. Le dirigeant a continué à penser que sœur Lu était le meilleur choix et m’a demandé d’échanger avec elle sur ce changement de travail. J’ai promis de le faire, mais j’étais violemment contre cette idée. Je me suis confié à un autre frère en me plaignant que le dirigeant ne se souciait pas de mes problèmes en transférant brusquement deux collaborateurs importants. Comment étais-je censé faire mon travail ? Tout en parlant, je me suis rendu compte que j’avais tort. N’étais-je pas en train d’essayer de gagner le soutien de ce frère ? J’offensais Dieu. Plus j’y pensais, plus je me sentais coupable. Je me suis empressé de prier Dieu et de réfléchir sur moi-même. Après ma prière, je me suis demandé pourquoi, à chaque fois qu’un collaborateur compétent était sur le point d’être transféré, je faisais tout pour l’empêcher. Quelle était la nature qui m’incitait à agir ainsi ?

J’ai lu ces paroles de Dieu : « Les devoirs sont des tâches que Dieu confie aux gens. Ce sont des missions que les gens doivent remplir. Cependant, un devoir n’est certainement pas une affaire personnelle que tu gères toi-même ni un contrepoids au fait que tu te démarques de la foule. Certains se servent de leurs devoirs comme des occasions de se lancer dans leur propre gestion ; d’autres, pour satisfaire leurs désirs.s […] De telles attitudes vis-à-vis du devoir sont incorrectes. Elles dégoûtent Dieu et doivent être corrigées de toute urgence » (« Récits des entretiens de Christ »). « Dans le contexte de l’œuvre d’aujourd’hui, les gens feront toujours le même genre de choses que “le temple est plus grand que Dieu”. Par exemple, les gens voient l’accomplissement de leur devoir comme leur travail ; ils voient le témoignage de Dieu et le combat contre le grand dragon rouge comme des mouvements politiques pour la défense des droits humains, pour la démocratie et la liberté ; Ils transforment leur devoir d’utiliser leurs talents en une carrière, mais ils traitent craindre Dieu et s’éloigner du mal comme un simple fragment de doctrine religieuse à respecter et ainsi de suite. Ces expressions des humains ne sont-elles pas essentiellement la même chose que “le temple est plus grand que Dieu” ? Sauf qu’il y a deux mille ans de distance, les gens menaient leurs affaires personnelles dans le temple physique, mais aujourd’hui ils les mènent dans des temples virtuels. Ces gens qui chérissent les règles les voient plus grandes que Dieu, ces gens qui aiment le statut le voient plus grand que Dieu, ceux qui aiment leur carrière la voient plus grande que Dieu et ainsi de suite : toutes leurs expressions me conduisent à dire : “En paroles, les gens vénèrent Dieu comme le plus grand, mais à leurs yeux tout est plus grand que Dieu.” C’est parce que dès que les gens au cours de leur cheminement vers Dieu trouvent une opportunité d’exprimer leurs talents ou de mener à bien leurs affaires ou leur carrière, ils se distancent de Dieu et se jettent dans la carrière qu’ils aiment. Quant à ce que Dieu leur a confié et Sa volonté, ces aspects ont été écartés depuis longtemps. Dans ce scénario, quelle est la différence entre ces personnes et celles qui menaient leurs affaires dans le temple il y a deux mille ans ? » (« L’œuvre de Dieu, le tempérament de Dieu et Dieu Lui-même III », dans La Parole apparaît dans la chair).

Les paroles de Dieu m’ont permis de mieux comprendre l’essence de mes actions. Je m’opposais aux transferts des membres de mon équipe parce que je considérais mon devoir comme une entreprise personnelle. Je pensais que parce que je les avais formés, ils devaient travailler avec moi et nous faire progresser, pas se faire transférer. Mon raisonnement était déraisonnable, absurde. La compétence et les points forts de ces frères et sœurs étaient prédéterminés par Dieu pour Son œuvre. Ils devaient être placés là où l’on avait besoin d’eux dans la maison de Dieu. C’est évident. Mais j’essayais de les garder sous mon contrôle, j’en faisais des outils à mon service. Je résistais à tous ceux qui voulaient transférer quelqu’un. Je les ai même jugés et j’ai essayé de former des cliques. En quoi étais-je différent des pharisiens qui se sont opposés au Seigneur Jésus ? Les pharisiens considéraient le temple comme leur sphère d’influence et ne voulaient pas que les croyants le quittent pour suivre le Seigneur Jésus. Ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour contrôler les croyants afin de préserver leur statut et leurs revenus. Ils proclamaient sans honte que les croyants leur appartenaient. Pour ma part, je gardais mes frères et sœurs sous mon contrôle et je ne voulais pas que la maison de Dieu les transfère. Ne me servais-je pas de ma sphère d’influence pour m’opposer à Dieu ? Je m’engageais sur la voie de l’antéchrist, je résistais à Dieu et j’offensais Son tempérament ! Ça m’a fait peur et j’ai commencé à détester mon tempérament satanique égoïste et méprisable. Je me suis empressé de prier Dieu pour me repentir. Ensuite, j’ai parlé à sœur Lu de son transfert et j’ai discuté avec le frère que j’avais trompé pour disséquer la nature et les conséquences de ce que j’avais dit afin de le rendre plus perspicace. Je me suis enfin senti un peu apaisé.

Après les départs de sœur Lu et de frère Chen, sœur Li est entrée dans l’équipe. Elle était douée et elle a vite compris. Le travail de l’équipe n’a pas été retardé. J’ai vraiment éprouvé que faire mon travail dans l’intérêt de la maison de Dieu et non dans le mien est la véritable manière de voir les bénédictions de Dieu. Dieu arrangera les bonnes personnes pour le travail. Il soutiendra Sa propre œuvre. Trois mois plus tard, en rentrant d’une réunion, sœur Lin m’a dit qu’une église voisine répandait bien la parole de Dieu et avait besoin de monde pour abreuver les nouveaux venus. Le dirigeant a suggéré que sœur Li s’en charge. Ça m’a un peu contrarié, mais j’ai tout de suite compris que j’avais un mauvais état d’esprit. J’ai repensé aux fois où j’avais méprisé les intérêts de la maison de Dieu par souci de ma réputation et de mon statut. Je me suis senti coupable et ces paroles de Dieu me sont venues en tête : « Un devoir n’est pas une affaire privée qui t’est propre et, en le remplissant, tu ne fais pas quelque chose pour toi-même, tu ne gères pas une affaire personnelle qui t’est propre. Dans la maison de Dieu, peu importe ce que tu fais, tu ne travailles pas à ta propre entreprise ; il s’agit du travail de la maison de Dieu, il s’agit de l’œuvre de Dieu. Tu dois constamment garder cette connaissance à l’esprit et dire : “Ceci n’est pas une affaire qui m’est propre ; je fais mon devoir et j’assume ma responsabilité. Je fais le travail de la maison de Dieu. C’est une tâche que Dieu m’a confiée et je la fais pour Lui. Ce n’est pas une affaire privée qui m’est propre.” Si tu penses que c’est une affaire privée qui t’est propre et que tu la mènes à bien conformément à tes propres intentions, principes et motivations, alors tu vas avoir des ennuis » (« Récits des entretiens de Christ »). Les paroles de Dieu m’ont fait comprendre plus clairement que mon travail n’est pas mon entreprise personnelle, qu’il m’a été attribué par Dieu. Je ne peux pas faire ce que je veux pour satisfaire mes intérêts. Je dois songer aux intérêts de la maison de Dieu, chercher la vérité et faire ce que Dieu exige. C’est la seule attitude raisonnable d’un être créé dans son travail. Je pensais toujours à mes propres intérêts. J’ai fait bien des choses qui ont nui à la maison de Dieu et je Lui ai résisté. Je savais que je ne pouvais plus vivre ainsi. Je devais renoncer à mes désirs égoïstes et pratiquer la vérité. Cette idée m’a soulagé. J’ai dit à sœur Lin : « Le dirigeant a arrangé ça dans l’intérêt de la maison de Dieu. Nous devrions parler de ce changement de tâche à sœur Li tout de suite. Nous ne devons pas entraver le travail de la maison de Dieu. »

Si j’ai appris à renoncer à mes intérêts dans mon travail et à me soucier de celui de la maison de Dieu, si je connais ma place et si j’ai un peu de conscience et de raison, c’est grâce au jugement et au châtiment des paroles de Dieu.

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