Je suis désormais capable de me réconcilier avec mon devoir
Par Breanna, Italie21 février 2024, temps ensoleillé.Aujourd’hui, la superviseuse du travail textuel m’a soudainement envoyé ce message : «...
Nous accueillons tous les chercheurs qui désirent ardemment l'apparition de Dieu !
La lumière du soleil filtrait à travers les barreaux de fer dans la cellule glaciale. Un groupe de détenues en uniforme de prisonnière était assis en silence sur une couchette commune en béton. Lan Yu avait l’air abattue, le visage marqué par le chagrin. Elle savait que son arrestation n’était pas une coïncidence ; les intentions de Dieu y étaient certainement. Elle repensait à la période avant son arrestation, alors qu’elle était constamment en concurrence pour la gloire et le gain avec Xiaozhen, la sœur avec qui elle coopérait. Soudain, elle se souvint de certaines paroles de Dieu : « L’exigence qui vous est imposée aujourd’hui de coopérer harmonieusement est semblable au service que l’Éternel exigeait des Israélites : sinon, cessez tout simplement d’exécuter du service » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Servir comme les Israélites). Lan Yu se disait : « Se pourrait-il qu’en étant en concurrence avec Xiaozhen pour la gloire et le statut et en ne coopérant pas harmonieusement avec elle dans notre devoir, j’aie fait s’abattre sur moi le tempérament juste de Dieu, et que je sois privée du droit de faire mon devoir ? » Lan Yu pria Dieu en silence : « Ô Dieu, s’il Te plaît, guide-moi pour que je me connaisse et que je comprenne Ton intention. » Lan Yu se mit à se remémorer des épisodes de la période où elle faisait son devoir avec Xiaozhen.
À l’été 2018, Lan Yu était responsable du travail textuel. Même si elle venait tout juste de commencer à se former, elle n’avait pas peur de la souffrance et était prête à porter un fardeau. Il y avait dans l’équipe une personne malfaisante qui causait des interruptions et des perturbations, et qui réprimait et contraignait aussi Lan Yu. Même si Lan Yu en souffrait, elle tenait bon dans son devoir. Elle a travaillé avec les dirigeantes pour exposer et disséquer la personne malfaisante et l’expulser de l’Église. Les dirigeantes ont alors beaucoup apprécié les capacités de travail de Lan Yu. Quand Lan Yu a vu que les dirigeantes la valorisaient, elle est devenue encore plus motivée dans son devoir. La charge de travail augmentant, les dirigeantes ont nommé deux autres superviseuses, dont Xiaozhen. Xiaozhen était intelligente et méticuleuse, elle apprenait bien et assimilait vite les nouvelles choses. Lan Yu était heureuse de voir Xiaozhen faire des progrès aussi rapides. Un jour, elles révisaient un scénario avec les membres de l’équipe. Xiaozhen a su identifier des problèmes dans le scénario et a indiqué comment le réviser conformément aux principes. Les sœurs de l’équipe étaient d’accord. Cela a fait un choc à Lan Yu. « Xiaozhen a vraiment un don pour la rédaction de scénarios, et elle sait aussi réviser les choses en se basant sur les principes. Elle risque de me surpasser bientôt ! » Mais ensuite, Lan Yu s’est souvenue qu’elle avait de l’expérience dans le devoir de rédaction de scénarios et qu’elle comprenait les principes un peu mieux que Xiaozhen, alors elle ne s’est pas trop inquiétée. Plus tard, elles se sont réparti le travail. Xiaozhen était responsable de la rédaction des scénarios, tandis que Lan Yu s’occupait d’autres tâches. Un jour, Lan Yu est allée à une réunion, et la cheffe d’équipe a dit : « Xiaozhen est méticuleuse et comprend vite les principes. Quand elle examine des scénarios, elle peut souligner les problèmes et suggérer des pistes à suivre en se basant sur les principes. Elle a un bon calibre. Se réunir avec Xiaozhen est très enrichissant. » En entendant cela, Lan Yu s’est inquiétée. « Je fais ce devoir depuis un an, et je n’ai jamais entendu la cheffe d’équipe me féliciter ainsi. Xiaozhen vient d’arriver, et tout le monde a déjà une si haute opinion d’elle. Si elle continue à mieux saisir les principes, vais-je perdre mon statut dans le cœur des frères et sœurs ? » Un sentiment de crise a commencé à monter dans le cœur de Lan Yu. Plus tard, la dirigeante a interrogé Lan Yu sur les performances de Xiaozhen dans son devoir, et lui a demandé de l’évaluer. Lan Yu a vaguement deviné que la dirigeante voulait se concentrer sur le fait de cultiver Xiaozhen, et la jalousie a instantanément jailli dans son cœur. « Je ne suis inférieure à Xiaozhen dans aucun aspect de mon travail, et d’une manière générale, j’endure la souffrance et je paie un prix. J’aide même Xiaozhen pour le travail qu’elle ne sait pas faire. Pourquoi la dirigeante la cultive-t-elle et pas moi ? Je fais mon devoir depuis plus longtemps qu’elle. Si elle est promue avant moi, les frères et sœurs penseront certainement qu’elle est meilleure que moi, et ils ne m’admireront plus. Je dois informer la dirigeante des lacunes de Xiaozhen. Ainsi, elle ne se concentrera peut-être pas sur le fait de la cultiver. » Les pensées se bousculaient dans l’esprit de Lan Yu, puis elle a dit à la dirigeante : « Le calibre et la compréhension de Xiaozhen sont bons, et elle est consciencieuse et responsable dans son devoir, mais elle a tendance à reculer devant les difficultés et se repose un peu sur nous. Elle n’est pas très douée pour porter un fardeau. » À peine ces mots prononcés, Lan Yu a éprouvé une pointe de remords. Elle sentait que son attitude manquait de franchise et d’honnêteté et qu’elle était méprisable. Mais elle s’est ensuite dit : « Toute l’équipe a une haute opinion de Xiaozhen, et la dirigeante commence à se concentrer sur le fait de la cultiver. Si ça continue, elle finira par m’éclipser tôt ou tard. » La jalousie a étouffé le peu de culpabilité qu’elle éprouvait dans son cœur.
En juillet, le centre de détention ressemblait à un sauna. Le petit espace était bondé de détenues, rendant l’atmosphère encore plus oppressante et pesante. De grosses gouttes de sueur roulaient sur le front de Lan Yu, mais son cœur éprouvait une série de frissons quand elle repensait à ses diverses manifestations à l’époque où elle coopérait avec Xiaozhen. Une fois, Xiaozhen avait dit qu’une cheffe d’équipe avait des préjugés contre elle et qu’elle se sentait un peu contrainte. Elle voulait que Lan Yu l’aide à résoudre le problème. Lan Yu s’est sentie secrètement ravie. « Beaucoup de membres de l’équipe t’estiment, et la dirigeante veut te cultiver. Si je t’aide pour ça, ne vas-tu pas te démarquer encore plus ? Une seule cheffe de groupe peut-elle te rendre négative ? Tant mieux si tu n’arrives pas à gérer ça. Comme ça, tu ne pourras pas montrer tes capacités de travail, et cela ne donnera pas l’impression que tu es meilleure que moi. » Lan Yu a donc prétexté un travail urgent et n’est pas intervenue pour résoudre le problème. Quelques soirs plus tard, Xiaozhen était affalée sur le canapé, l’air abattu. Lan Yu lui a demandé ce qui n’allait pas. Xiaozhen a expliqué que le tempérament arrogant de la cheffe d’équipe la contraignait beaucoup et que la réunion n’avait donné aucun résultat. Elle sentait qu’elle manquait de capacités de travail pour résoudre le problème et qu’elle ne pouvait pas faire son devoir de superviseuse. En voyant Xiaozhen si découragée et contrariée, Lan Yu s’est sentie un peu coupable. « Xiaozhen rencontre une difficulté. Non seulement je ne l’aide pas, mais en plus je reste les bras croisés à m’en réjouir. N’est-ce pas malintentionné de ma part ? » Pleine de remords et mal à l’aise, Lan Yu a accompagné Xiaozhen à la réunion d’équipe le lendemain. En menant son enquête, Lan Yu a découvert que cette cheffe d’équipe avait un tempérament arrogant, qu’elle s’exaltait souvent, se mettait en avant et abusait de son rang. Elle n’acceptait pas que la superviseuse la surveille ou souligne ses problèmes, et les résultats de son travail étaient constamment mauvais. Finalement, Lan Yu a renvoyé la cheffe d’équipe. Une fois l’affaire réglée, tous les membres de l’équipe ont senti que Lan Yu avait des capacités de travail et pouvait gérer les problèmes. Lan Yu était ravie. « Maintenant, aux yeux de tous, mes capacités de travail restent supérieures à celles de Xiaozhen, n’est-ce pas ? » Cependant, Lan Yu éprouvait aussi un peu plus de remords. « Si on avait réglé ça plus tôt, Xiaozhen et les membres de l’équipe n’auraient pas été réprimés. J’ai laissé les frères et sœurs être contraints et le travail de l’Église en pâtir, pour freiner Xiaozhen et l’empêcher de se démarquer, au lieu de résoudre le problème avec elle. N’est-ce pas égoïste et méprisable ? » Un frisson parcourut le dos de Lan Yu. Elle n’aurait jamais imaginé pouvoir être si perfide et malintentionnée. Horrifiée par son propre comportement, elle comprit qu’elle ne pouvait pas continuer ainsi. Mais chaque fois qu’elle voyait les autres approuver les suggestions de Xiaozhen, Lan Yu se sentait mal à l’aise et ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la jalousie et un esprit de compétition. Qu’elles discutent d’articles ou communiquent sur le travail, Lan Yu se creusait la tête pour trouver de meilleures suggestions que celles de Xiaozhen ; dès que Xiaozhen exprimait une opinion, elle voulait la réfuter. Souvent, Lan Yu rejetait d’emblée ses suggestions, la rabaissant par ses mots et son ton. Cela a porté un coup à Xiaozhen et l’a blessée. À force de subir cette attitude sur une longue période, Xiaozhen a fini par croire qu’elle avait de médiocres capacités de travail et son état est devenu très négatif. À plusieurs reprises, elle a dit qu’elle ne pouvait pas être superviseuse.
Pendant cette période, le travail dont Xiaozhen était responsable n’a produit aucun résultat, et Lan Yu sentait que Xiaozhen prenait ses distances avec elle. Parfois, Lan Yu voulait avoir une discussion ouverte avec elle, mais elle se disait : si Xiaozhen découvre à quel point je suis méprisable et malintentionnée, que pensera-t-elle de moi ? Finalement, Lan Yu a abandonné l’idée. Plus tard, en raison de leur manque de coopération harmonieuse, les résultats de tous les aspects du travail ont décliné. Lan Yu ne ressentait plus la direction du Saint-Esprit. Parfois, elle avait sommeil très tôt le soir, ne parvenait pas à voir les problèmes dans son devoir et peinait à les résoudre. Elle éprouvait constamment un vague sentiment de malaise et d’appréhension, avec l’impression que Dieu lui avait caché Son visage. Pourtant, chaque fois qu’elle se réunissait ou mettait en œuvre le travail avec Xiaozhen, elle ne pouvait s’empêcher d’entrer en compétition avec elle. Vivant dans cet état, Lan Yu se sentait épuisée, tant physiquement que mentalement. Ce n’est qu’après son arrestation et avoir perdu l’occasion de faire son devoir qu’elle a réfléchi à son état et à ses manifestations durant cette période. Elle a compris que ses actions avaient depuis longtemps provoqué le dégoût de Dieu. Lan Yu a pensé aux paroles de Dieu : « En tant que dirigeant d’Église, tu ne dois pas seulement apprendre à utiliser la vérité pour résoudre les problèmes, tu dois aussi apprendre à découvrir et à cultiver les gens qui ont du talent, que tu ne dois absolument pas envier ou réprimer. Pratiquer de cette façon est bénéfique au travail de l’Église. Si tu peux cultiver quelques personnes qui poursuivent la vérité pour qu’elles coopèrent avec toi et bien faire chaque aspect du travail, et qu’à la fin, elles ont toutes des témoignages d’expérience, alors tu es un dirigeant ou un ouvrier qui est à la hauteur. Si tu es capable de tout gérer selon les principes, alors tu es dévoué. Certains ont sans cesse peur que les autres soient meilleurs qu’eux, ou supérieurs à eux, que les autres soient reconnus alors qu’eux-mêmes passent inaperçus, et cela les conduit à s’en prendre aux autres et à les exclure. N’est-ce pas là être envieux des gens qui ont du talent ? N’est-ce pas égoïste et méprisable ? De quelle sorte de tempérament s’agit-il ? C’est un tempérament méchant. Ceux qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts, qui ne satisfont que leurs propres désirs égoïstes, sans penser aux autres ni tenir compte des intérêts de la maison de Dieu, ont un tempérament mauvais, et Dieu ne les aime pas. Si tu es vraiment capable de faire preuve de considération envers les intentions de Dieu, tu seras capable de traiter les autres équitablement. Si tu recommandes une bonne personne et que tu permets à cette personne de se former et d’accomplir un devoir, ajoutant ainsi une personne talentueuse à la maison de Dieu, cela ne facilitera-t-il pas ton travail ? Ne seras-tu pas alors dévoué dans ton devoir ? C’est là une bonne action devant Dieu ; c’est le minimum de conscience et de raison que doivent posséder ceux qui servent en tant que dirigeants » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de ses tempéraments corrompus). En méditant sur les paroles de Dieu, Lan Yu a pris conscience qu’un bon dirigeant ou ouvrier, en découvrant quelqu’un qui poursuit la vérité et porte un fardeau dans son devoir, s’empressera de le cultiver, de l’aider et de le soutenir, afin qu’il puisse assumer le travail le plus vite possible. Elle, en revanche, avait fait exactement le contraire. En voyant que Xiaozhen avait du calibre et des capacités de travail, qu’elle était très estimée par les frères et sœurs, et valorisée par la dirigeante, elle en a éprouvé de la jalousie. Elle craignait qu’en attirant de plus en plus l’attention, Xiaozhen ne prenne sa place dans le cœur des autres et de la dirigeante. Elle a donc délibérément rabaissé Xiaozhen en mentionnant ses lacunes devant la dirigeante. Lorsque Xiaozhen, contrainte par la personne malfaisante, a demandé de l’aide, Lan Yu a délibérément refusé de l’aider. Elle est restée les bras croisés à s’en réjouir, juste pour montrer à tous que Xiaozhen n’avait pas après tout un si bon calibre ni tant de capacités de travail. Cela a conduit Xiaozhen à être réprimée par cette personne malfaisante et à vivre dans le découragement. Lorsqu’elles discutaient du travail ensemble et que Xiaozhen faisait des suggestions bénéfiques au travail, Lan Yu les rejetait par peur de ne pas pouvoir se démarquer ni se mettre en avant. Elle ne voulait pas que les autres voient les capacités de travail de Xiaozhen et cherchait sans cesse à la réprimer, ce qui a porté un coup à Xiaozhen et l’a profondément blessée. Lan Yu a pris conscience que ces manifestations étaient celles d’une personne jalouse de ceux qui sont capables. Elle ne se préoccupait que de savoir si elle pourrait se faire remarquer, sans jamais se soucier du travail de l’Église ni de si elle menait à bien son devoir. Comme elle était malintentionnée et égoïste, totalement dépourvue de conscience et de raison ! Dans sa douleur, Lan Yu a prié Dieu : « Ô Dieu, l’erreur que j’ai commise est trop grave… »
« Des lumières allumées en permanence, des légumes bouillis, et tout le monde qui dort la tête tournée vers l’extérieur… » Quelques détenues plaisantaient sur la vie au centre de détention pour trouver un peu de joie dans leur misère, mais Lan Yu avait le cœur lourd ; elle ressentait la douleur atroce d’être là. En repensant à ses manifestations avant son arrestation, elle était submergée par une haine féroce envers elle-même, par le regret et les remords. Elle prit secrètement une résolution : Si jamais elle avait l’occasion de revoir Xiaozhen, elle s’excuserait sans aucun doute auprès d’elle et lui ouvrirait son cœur, exposant son propre côté répugnant, méprisable et malintentionné. Alors qu’il restait moins de quatre mois de peine à purger à Lan Yu, Xiaozhen a également été envoyée dans sa cellule. En voyant Xiaozhen entrer, menottée et tenant sa literie, le cœur de Lan Yu s’est mis à battre d’excitation. Elle sentait que c’était là l’occasion de se racheter. Lan Yu a parlé avec Xiaozhen de ses expériences au centre de détention au cours des trois dernières années. Lan Yu voulait s’excuser auprès d’elle, mais elle n’y arrivait pas, de peur de perdre la face. Elle se demandait ce que Xiaozhen penserait d’elle si elle lui racontait tout. Est-ce que Xiaozhen la trouverait arrogante, malintentionnée et dotée d’une mauvaise humanité ? « Peut-être devrais-je simplement effleurer le sujet ? » Lan Yu était partagée. Puis elle a pensé aux paroles de Dieu : « Pour vivre l’humanité normale, comment s’ouvrir et se mettre à nu ? En s’ouvrant sur les révélations de son tempérament corrompu et en permettant ainsi aux autres de percer à jour la réalité de son cœur, puis, sur la base des paroles de Dieu, en disséquant et en connaissant l’essence du problème et en se haïssant et se détestant du fond de son cœur. Quand on se met à nu, on ne doit pas tenter de se justifier ni essayer de s’expliquer mais on doit plutôt simplement pratiquer la vérité et être une personne honnête » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, À propos de la coopération harmonieuse). Lan Yu a compris que la vraie repentance et le véritable changement signifiaient être prête à pratiquer la vérité, s’ouvrir et se mettre à nu devant les autres, exposer et disséquer son propre tempérament corrompu, en laissant les autres voir son côté répugnant, sans tenir compte de sa fierté ou de son statut, et sans se préoccuper de savoir si les autres la rejetaient ou la haïssaient – simplement pratiquer le fait d’être une personne honnête. Elle s’est souvenue qu’elle avait voulu s’ouvrir et se mettre à nu lorsqu’elle coopérait avec Xiaozhen, mais la peur d’être méprisée l’en avait empêchée. Elle savait qu’elle ne pouvait plus être intransigeante et rebelle ; elle devait mettre en pratique tout ce qu’elle comprenait. Lan Yu a rassemblé son courage, a trouvé Xiaozhen et lui a raconté à quel point elle avait été arrogante et jalouse lorsqu’elles avaient été partenaires… Lan Yu a déversé des années de culpabilité et des mots enfouis depuis longtemps au fond de son cœur. À cet instant, elle s’est sentie libérée d’un grand poids. À sa grande surprise, Xiaozhen ne l’a pas blâmée. Elle s’est également ouverte et a partagé ses pensées au sujet de Lan Yu. À ce moment-là, Lan Yu s’est sentie beaucoup plus proche de Xiaozhen.
En octobre 2022, Lan Yu a enfin purgé sa peine et a été libérée. Elle a raconté son expérience aux frères et sœurs, et ils lui ont rappelé de continuer à chercher la vérité et à réfléchir sur elle-même. Lan Yu a lu les paroles de Dieu et a vu clairement la nature et les conséquences de la poursuite de la gloire et du gain. Dieu dit : « Si quelqu’un dit qu’il aime la vérité et qu’il poursuit la vérité mais qu’en substance, le but qu’il poursuit est de se distinguer, de se mettre en valeur, de faire en sorte que les gens aient une haute opinion de lui, de réaliser ses propres intérêts et que le but de l’accomplissement de son devoir n’est pas de se soumettre à Dieu ni de Le satisfaire, mais plutôt d’obtenir gloire, gain et statut, alors sa poursuite est illégitime. Dans ce cas, s’agissant du travail de l’Église, ses actions sont-elles un obstacle, ou contribuent-elles à le faire avancer ? Elles sont clairement un obstacle : elles ne le font pas avancer. Certains brandissent la bannière de l’accomplissement du travail de l’Église, pourtant ils poursuivent leur gloire, gain et statut personnels, s’engagent dans leur propre entreprise, créent leur propre petit groupe, leur propre petit royaume ; sont-ils le genre de personne qui fait son devoir ? Essentiellement, tout le travail qu’ils font interrompt, perturbe et compromet le travail de l’Église. Quelle est la conséquence de leur poursuite de la gloire, du gain et du statut ? Premièrement, cela affecte la façon dont les élus de Dieu mangent et boivent la parole de Dieu normalement et comprennent la vérité, cela entrave leur entrée dans la vie, cela les empêche d’emprunter la bonne voie de la foi en Dieu et les conduit sur le mauvais chemin : ce qui nuit au peuple élu de Dieu et le mène à la ruine. Et quelle en est finalement l’incidence sur le travail de l’Église ? C’est une perturbation, une détérioration et un démantèlement. Telle est la conséquence de leur poursuite de la gloire, du gain et du statut. Lorsqu’ils font leur devoir de cette manière, cela ne peut-il pas être défini comme suivre le chemin d’un antéchrist ? Quand Dieu demande aux gens de renoncer à la gloire, au gain et au statut, ce n’est pas parce qu’Il retire aux gens le droit de choisir librement : c’est plutôt parce que, tout en poursuivant la gloire, le gain et le statut, les gens interrompent et perturbent le travail de l’Église et l’entrée dans la vie des élus de Dieu, et ils peuvent même avoir une influence sur le fait que davantage de personnes mangent et boivent les paroles de Dieu et comprennent la vérité, et atteignent le salut de Dieu. C’est un fait indéniable. Quand les gens poursuivent leur propre gloire, gain et statut, il est certain qu’ils ne poursuivront pas la vérité et ne mèneront pas à bien leur devoir avec dévouement. Ils ne parleront et n’agiront que pour la gloire, le gain et le statut, et tout le travail qu’ils feront, sans aucune exception, sera fait avec le souci de ces choses. Se comporter et agir de cette manière est évidemment emprunter le chemin des antéchrists ; cela interrompt et perturbe l’œuvre de Dieu, et toutes les diverses conséquences de ce comportement entravent la diffusion de l’Évangile du Règne et la mise en œuvre de la volonté de Dieu au sein de l’Église. Donc, on peut dire avec certitude que ceux qui poursuivent la gloire, le gain et le statut empruntent le chemin de la résistance contre Dieu ; ils Lui résistent intentionnellement et s’opposent à Lui, et coopèrent avec Satan en Lui résistant et en Le contredisant. Telle est la nature de la poursuite de la gloire, du gain et du statut par les gens. L’erreur chez les gens qui poursuivent leurs propres intérêts est que les buts qu’ils poursuivent sont des buts sataniques, et ce sont des buts malveillants et injustes. Lorsque les gens poursuivent des intérêts personnels comme la gloire, le gain et le statut, ils deviennent, sans s’en rendre compte, des instruments de Satan, des relais de Satan, et plus encore, des incarnations de Satan. Ils jouent un rôle négatif dans l’Église. Sur le travail de l’Église, sur la vie normale de l’Église et sur la poursuite normale des élus de Dieu, l’effet qu’ils exercent est de déranger et de nuire : ils ont un effet défavorable et négatif » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 9 (Partie I)). D’après les paroles de Dieu, elle a vu que lorsqu’une personne poursuit la gloire et le gain, peu importe combien elle souffre ou quel prix elle paie dans son devoir, elle ne fait que démanteler et perturber le travail de l’Église. Lan Yu a pensé à la façon dont, pendant près d’un an de coopération avec Xiaozhen, elle avait vécu dans un état de compétition constante avec elle. Quand certains points de vue et suggestions de Xiaozhen étaient adoptés et qu’elle obtenait des résultats dans son devoir, Lan Yu éprouvait immédiatement un sentiment de crise. Elle se creusait la tête pour trouver des idées meilleures et plus impressionnantes que celles de Xiaozhen, et n’avait pas du tout la tête à réfléchir à la façon de bien faire son devoir. Comme Lan Yu réprimait constamment Xiaozhen, Xiaozhen en a conclu qu’elle ne pouvait pas devenir superviseuse. Elle était constamment négative et faible, et voulait démissionner. Les résultats du travail dont Xiaozhen était responsable ne cessaient également de décliner. Lan Yu, vivant constamment dans son tempérament corrompu, avait perdu l’œuvre du Saint-Esprit. Elle ne parvenait pas à voir clairement les problèmes dans son devoir, ce qui a fait stagner le travail et a gravement entravé et perturbé le travail textuel. Telles étaient les graves conséquences de sa jalousie et de sa répression des personnes talentueuses. Lan Yu était terrifiée. Elle avait été chargée d’un travail si important, et pourtant elle avait passé ses journées à rivaliser avec les autres et à négliger ses responsabilités. Elle nuisait vraiment aux autres et à elle-même ! Plus Lan Yu réfléchissait, plus son cœur se serrait de douleur. Elle sentait que le mal qu’elle avait fait était trop grand. Elle a prié Dieu : « Ô Dieu, je suis si égoïste, malveillante, perfide et malintentionnée. Pour mon statut et ma réputation, j’ai causé un si grand tort aux frères et sœurs et au travail de l’Église. Je mérite Ta punition et Ta malédiction. Ô Dieu, je suis prête à me repentir et à changer. »
En juillet 2023, Lan Yu a de nouveau commencé à faire son devoir de superviseuse. Elle a repensé à Xiaozhen. Elle s’est dit : « Le calibre et la compréhension de Xiaozhen sont bons. Elle est aussi appropriée pour faire le devoir textuel. Elle a maintenant été libérée après avoir purgé sa peine. Si Xiaozhen pouvait coopérer avec moi dans ce devoir, elle serait sûrement aussi bonne que moi. Peut-être devrais-je la recommander pour le devoir textuel ? » Mais elle s’est alors remise à s’inquiéter, « Xiaozhen a un bon calibre et progresse vite. Si elle vient, va-t-elle prendre ma place de superviseuse ? » Lan Yu a pris conscience qu’elle considérait une fois de plus sa fierté et son statut. Elle a pensé aux paroles de Dieu : « Tu dois apprendre à renoncer à ces choses et à les abandonner, apprendre à recommander les autres et à laisser les autres se démarquer quand il y a de bonnes occasions. Ne rivalise pas et ne lutte pas pour des occasions de te démarquer et de briller chaque fois que tu en rencontres. Tu dois être capable d’abandonner tes intérêts personnels, mais tu ne dois pas non plus retarder l’accomplissement de ton devoir. Sois une personne qui travaille dans l’ombre, qui ne cherche pas à se faire valoir et qui fait aussi son devoir avec dévouement » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de ses tempéraments corrompus). « Ne fais pas toujours les choses pour toi-même, ne considère pas constamment tes propres intérêts ; ne te soucie pas de ta fierté, de ta réputation et de ton statut, et ne prends pas en considération tes intérêts personnels. Tu dois avant tout prendre en considération les intérêts de la maison de Dieu et en faire ta priorité. Tu dois faire preuve de considération envers les intentions de Dieu et, avant tout, te demander si, oui ou non, il y a eu des impuretés dans l’accomplissement de ton devoir, si tu as été dévoué, si tu as assumé tes responsabilités et fait tout ton possible et si, oui ou non, tu as réfléchi de tout ton cœur à ton devoir et au travail de l’Église. Tu dois prendre en considération ces choses-là. Si tu y penses fréquemment et que tu les comprends, il te sera plus facile de bien accomplir ton devoir » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de ses tempéraments corrompus). D’après les paroles de Dieu, Lan Yu a compris que lorsque l’Église cultive quelqu’un, c’est en partie pour qu’il puisse être formé à résoudre le problème de ses tempéraments corrompus et à gagner la vérité dans son devoir, et aussi en partie pour permettre à plus de personnes de se lever pour porter un fardeau et mener à bien leur devoir, afin de mieux diffuser l’Évangile. En ce moment, on avait besoin de personnes pour le travail textuel, elle ne pouvait donc pas sans cesse penser à sa fierté et à son statut ; elle devait faire passer le travail de l’Église en premier et donner la priorité aux intérêts de l’Église. Ainsi, Lan Yu a recommandé Xiaozhen pour le devoir textuel. Fin 2023, Lan Yu et Xiaozhen ont été réunies. Xiaozhen n’était pas familière avec le travail, alors Lan Yu lui en a expliqué les détails et a échangé sur les principes avec elle. Le cœur de Lan Yu était libre de toute jalousie et inquiétude ; elle ne pensait qu’à cultiver rapidement Xiaozhen pour qu’elle puisse assumer le travail le plus vite possible. Le calibre et la capacité de compréhension de Xiaozhen étaient tous deux très bons, et elle portait un fardeau dans son devoir. Au bout d’un certain temps, elle a pu prendre en charge le travail de manière indépendante.
Plus tard, Lan Yu a été réaffectée à un autre devoir, où elle a croisé Sœur Zhou Yue, qu’elle connaissait auparavant. Plusieurs années s’étaient écoulées, et Lan Yu a vu que Zhou Yue avait progressé rapidement, qu’elle gérait son travail avec méthode et avait fait beaucoup de progrès dans son entrée dans la vie. Parfois, face à des problèmes difficiles, Zhou Yue échangeait à leur sujet et les analysait en se basant sur les principes pour les régler correctement. Autour d’elles, les frères et sœurs avaient tendance à demander conseil à Zhou Yue ; ils l’estimaient beaucoup et lui faisaient confiance. Lan Yu ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu déçue. Mais elle a pris conscience qu’elle pensait à nouveau à sa fierté et à son statut, et qu’elle voulait rivaliser avec les autres. Elle a donc cherché la vérité pour résoudre cela. Plus tard, elle a lu les paroles de Dieu : « Et alors, qu’est-ce que ça change si les autres ont une haute opinion de toi ? Cela peut-il remplacer ta poursuite de la vérité ? Si les autres te méprisent, deviendras-tu négatif et cesseras-tu de croire en Dieu ? Quel effet la haute estime des autres peut-elle avoir sur toi ? Cela peut-il te stimuler ou t’encourager ? Cela ne sert absolument à rien » (La Parole, vol. 7 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (28)). C’est vrai. Être très estimé par les autres ne peut pas t’aider à comprendre la vérité. Cela ne t’aide en rien à poursuivre la vérité ou à bien faire ton devoir. Au contraire, quand tu ne reçois pas une grande estime, tu finis par vivre dans un état où tu rivalises pour la gloire et le gain, en faisant des choses qui nuisent aux autres et à toi-même, et qui interrompent et perturbent le travail de l’Église. Lan Yu a compris qu’elle ne devait plus se concentrer sur sa fierté et son statut. Elle devait se concentrer sur la pratique de la vérité et le fait de mener à bien son devoir. C’était le bon chemin. Après cela, quand Lan Yu voyait d’autres sœurs demander conseil à Zhou Yue, elle apaisait son cœur et écoutait l’échange de Zhou Yue. Grâce à l’échange de Zhou Yue, Lan Yu sentait peu à peu que sa propre perspective s’élargissait, que sa réflexion sur la manière de gérer les problèmes devenait plus claire, et qu’elle gagnait plus de clarté sur certaines vérités qu’elle n’avait pas tout à fait comprises. Parfois, Lan Yu partageait aussi ses propres points de vue et suggestions, et s’ils étaient bénéfiques pour le devoir, tout le monde en tenait compte et les écoutait. Tout le monde coopérait, les problèmes dans leur devoir étaient résolus en temps voulu, et les résultats de leur devoir s’amélioraient. Lan Yu a fait l’expérience du fait qu’abandonner la fierté et le statut et coopérer harmonieusement avec les autres était si bénéfique au travail de l’Église et à sa propre entrée dans la vie.
Lan Yu a repensé à cette expérience. Bien qu’elle ait un peu souffert dans la chair à cause de son arrestation et de sa persécution par le PCC, elle avait fini par gagner une certaine compréhension de l’essence de sa poursuite de la fierté et du statut, qui était une résistance à Dieu. En même temps, Lan Yu a aussi compris que si d’autres avaient de fortes capacités de travail, elle devait apprendre d’eux et coopérer avec eux pour bien faire leur devoir ensemble. Qu’elle soit très estimée ou non par les autres n’a rien à voir avec sa poursuite de la vérité et le fait d’atteindre le salut. Le plus important est de mener à bien son propre devoir, et de poursuivre la vérité pour parvenir à un changement de tempérament. Lan Yu a senti que tout cela était le salut de Dieu, et que cette compréhension et ces gains sont si précieux !
La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.
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