Pourquoi je n’osais pas m’ouvrir

13 octobre 2022

Par Xidan, États-Unis

À la mi-mai de l’an dernier, Chen Lan, notre dirigeante, m’a demandé de rédiger une évaluation de Sœur Lu. Elle disait que Sœur Lu était arrogante, suffisante, et qu’elle n’arrêtait pas de juger les dirigeants et les ouvriers. Ce n’était pas quelqu’un de bien. Je n’avais pas la même opinion sur Sœur Lu que la dirigeante. Quand j’avais interagi avec Sœur Lu, elle n’était pas comme la dirigeante la décrivait. Mais j’ai eu peur que si je disais la vérité, la dirigeante dise que je manquais de discernement et se fasse une mauvaise opinion de moi. Alors elle risquait de ne pas me confier de projets importants à l’avenir. Je me suis donc pliée à sa volonté, j’ai confirmé son évaluation et dit que Sœur Lu jugeait arbitrairement les autres. Peu après, Sœur Lu a été remplacée. Plus tard, j’ai découvert que Sœur Lu avait dénoncé Chen Lan comme fausse dirigeante parce qu’elle ne faisait pas de travail concret. Ainsi, Chen Lan l’avait opprimée et punie en prétendant qu’elle jugeait les dirigeants et les ouvriers. Ensuite, Chen Lan a été exposée comme fausse dirigeante et remplacée. Lorsque je l’ai appris, j’ai repensé à mon comportement quand j’avais rédigé l’évaluation et je l’ai regretté. En lisant la parole de Dieu et en réfléchissant sur moi-même, je me suis rendu compte que j’avais été prête à mentir et à m’associer à la condamnation de Sœur Lu pour faire une bonne impression à la dirigeante. J’avais vraiment manqué d’humanité. Plus j’y ai réfléchi, plus je me suis dégoûtée et haïe. J’ai songé à écrire un article sur cette expérience d’échec pour qu’il serve d’avertissement aux frères et sœurs. Mais j’avais des inquiétudes. J’ai pensé : « Que penseront de moi mes frères et sœurs si j’expose mes motivations incorrectes dans cette évaluation et mes comportements corrompus ? S’ils me regardent de haut et me rejettent, ma réputation sera ruinée et j’aurai trop honte pour leur faire face après ça. » Je me suis aussi souvenue que j’avais été assez proche de Sœur Lu et qu’elle s’était souvent confiée à moi quand elle avait des problèmes. Que penserait-elle si elle découvrait que je l’avais évaluée de cette manière, avec un tempérament corrompu ? Serait-elle déçue et couperait-elle les ponts avec moi ? Si les dirigeants supérieurs l’apprenaient, penseraient-ils que j’avais un caractère médiocre et me transféreraient-ils à un autre devoir ? Je me suis sentie très mal quand j’ai réfléchi à tout ça. J’avais fait quelque chose de vraiment honteux et il était difficile d’en parler. Je ne voulais pas assumer ce que j’avais fait, je voulais juste passer à autre chose. Je ne voulais pas écrire à ce sujet.

Ensuite, j’ai bien réfléchi au problème. Pourquoi n’avais-je pas envie de parler de mon expérience d’échec ? Pourquoi n’avais-je pas envie de m’ouvrir et de me mettre à nu ? Par quel tempérament corrompu étais-je entravée ? Un jour, en regardant une vidéo de témoignage d’expérience, j’ai entendu un passage des paroles de Dieu. « Quel que soit le contexte, quel que soit le devoir qu’ils accomplissent, les antéchrists essaieront de donner l’impression qu’ils ne sont pas faibles, qu’ils sont toujours forts, pleins de confiance, jamais négatifs. Ils ne révèlent jamais leur véritable stature ni leur véritable attitude envers Dieu. En fait, au fond de leur cœur, croient-ils vraiment qu’il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire ? Croient-ils sincèrement être exempts de toute faiblesse, de toute négativité et de toute effusion de corruption ? Absolument pas. Ils savent bien jouer la comédie, ils sont habiles à cacher les choses. Ils aiment montrer leur côté fort et honorable ; ils ne veulent pas qu’on voie ce qui, chez eux, est faible et vrai. Leur but est évident : il s’agit tout simplement de sauver la face, de protéger la place qu’ils ont dans le cœur des gens. Ils pensent que s’ils s’ouvrent aux autres sur leur propre négativité et sur leur propre faiblesse, s’ils révèlent leur côté rebelle et corrompu, cela nuira gravement à leur statut et à leur réputation : cela créera plus de problèmes que cela n’en vaut la peine. Ils préfèrent donc garder strictement pour eux leur faiblesse, leur rébellion et leur négativité. Et s’il arrive vraiment qu’un jour tout le monde voie leur côté faible et rebelle, le fait qu’ils sont corrompus et qu’ils n’ont pas changé du tout, ils continueront à jouer la comédie. Ils pensent que s’ils admettent avoir un tempérament corrompu, être une personne ordinaire, quelqu’un de petit et d’insignifiant, alors ils perdront leur place dans le cœur des gens, ils perdront la vénération et l’adoration de tous et ils auront donc complètement échoué. Et donc, quoi qu’il arrive, ils n’iront pas simplement s’ouvrir aux autres : quoi qu’il advienne, ils ne céderont leur pouvoir et leur statut à personne d’autre. Au lieu de cela, ils s’efforcent de rivaliser autant qu’ils le peuvent et ils n’abandonneront jamais » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie X) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai appris que les antéchrists étaient doués pour jouer la comédie. Ils ne veulent pas que les gens voient leur côté obscur et ils ne s’ouvrent pas à propos de leur corruption et de leur rébellion. Ils évitent aussi toujours de parler de leurs échecs et de leurs erreurs. Ils montrent toujours les aspects positifs, tenaces et impressionnants de leur caractère, pour gagner le respect des gens et une place dans leur cœur. Je me suis rendu compte que mon comportement était semblable à celui d’un antéchrist. Je devais reconnaître le tempérament corrompu que j’avais manifesté en condamnant Sœur Lu avec la dirigeante, mais je n’avais pas envie de m’ouvrir à tout le monde parce que c’était une expérience d’échec. Si j’exposais à la vue de tous mes motivations et ma corruption de cette époque, tout le monde verrait que j’avais manqué de discernement, cédé facilement, accusé une sœur d’être arrogante, suffisante et de juger arbitrairement, alors que ce n’était qu’une personne qui avait dénoncé et exposé une fausse dirigeante, que j’avais présenté comme mauvaise une bonne personne et que je n’avais pas su distinguer le vrai du faux. J’avais peur que tout le monde me regarde de haut, me rejette, et que ça me coûte peut-être mon devoir. Je me suis aperçue que j’accordais plus d’importance à la réputation et au statut qu’à l’honnêteté et au fait de pratiquer la vérité. Tout simplement, je n’aimais pas la vérité ni les choses positives. Au lieu de ça, j’aimais la réputation, le statut et jouer la comédie, comme un antéchrist. J’étais une personne fourbe.

Ensuite, je suis tombée sur deux autres passages des paroles de Dieu : « Tout le monde commet des erreurs. Tout le monde a des défauts et des failles. Et en réalité, tout le monde a le même tempérament corrompu. Ne te crois pas plus noble, parfait et gentil que les autres ; c’est là être profondément déraisonnable. Quand tu seras au clair sur les tempéraments corrompus des gens, et sur l’essence et le vrai visage de la corruption de l’homme, tu n’essaieras plus de dissimuler tes propres erreurs, ni de serrer la vis aux autres quand ils font une erreur, mais tu affronteras ces deux aspects des choses correctement. Ce n’est qu’alors que tu seras perspicace et que tu n’agiras pas stupidement, et que tu deviendras une personne sage. Ceux qui ne sont pas sages sont stupides et ils ruminent en permanence leurs fautes bénigne, tout en étant secrètement sournois. C’est écœurant à voir » (« Les principes que l’on doit suivre dans sa conduite », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « De quel tempérament parle-t-on quand une personne se cache sans cesse derrière une façade, qu’elle tente sans cesse de dissimuler, qu’ils font sans cesse semblant – pour que les autres pensent du bien d’eux et qu’ils ne voient pas leurs défauts ou leurs points faibles – quand ils essaient en permanence de présenter leur meilleure facette ? Il s’agit d’arrogance, d’imposture, d’hypocrisie, il s’agit du tempérament de Satan, il s’agit de quelque chose de malfaisant. Prenez les membres du régime satanique : ils ont beau se battre, quereller ou tuer dans les coulisses, personne n’est autorisé à le signaler ou à l’exposer. Ils ont peur que les gens voient leur visage démoniaque et ils font tout ce qu’ils peuvent pour le dissimuler. En public, ils font tout leur possible pour se blanchir, disant combien ils aiment les gens, combien ils sont grands, glorieux et corrects. C’est la nature de Satan. La principale caractéristique de la nature de Satan, c’est la ruse et la tromperie. Et quel est le but de cette ruse et de cette tromperie ? Berner les gens, les empêcher de voir son essence et ses vraies couleurs, et ainsi, atteindre l’objectif de prolonger son règne. Les gens ordinaires peuvent manquer d’un tel pouvoir et d’un tel statut, mais eux aussi souhaitent que les autres aient une bonne opinion d’eux, que les autres les aient en haute estime et leur donnent un statut élevé dans leur cœur. Voilà ce qu’est un tempérament corrompu, et si les gens ne comprennent pas la vérité, ils sont incapables de le reconnaître » (« Les principes que l’on doit suivre dans sa conduite », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que personne n’était parfait, qu’on avait tous des lacunes, qu’on pouvait se tromper et révéler nos tempéraments corrompus. Les gens qui ont de l’humanité et de la raison savent gérer convenablement leurs lacunes et leurs problèmes. Quand ils ont fait quelque chose de mal, ils sont capables d’assumer leurs erreurs et de chercher la vérité pour résoudre leur corruption. Ceux qui ne sont pas capables d’assumer leurs problèmes, d’admettre leurs erreurs quand ils ont révélé leur corruption, qui jouent toujours la comédie et ne présentent que les aspects impeccables de leur caractère, sont particulièrement fourbes et hypocrites. J’étais profondément corrompue par Satan et j’avais toutes sortes de tempéraments corrompus. Il est normal de commettre des déviations et de révéler de la corruption dans notre travail. Même si je ne m’ouvrais pas, ces tempéraments corrompus resteraient en moi, alors ne serais-je pas toujours une personne corrompue ? Quand j’avais rédigé mon évaluation de Sœur Lu, je l’avais jugée et condamnée avec la dirigeante de manière à préserver mon image aux yeux de la dirigeante. Je ne pouvais pas le nier. Si j’avais eu de l’humanité et de la raison, j’aurais affronté le problème, j’aurais révélé comment j’avais manifesté de la corruption, comment j’avais été exposée et jugée par les paroles de Dieu, et j’aurais parlé de ce que j’avais appris sur mon tempérament corrompu. Je me serais ouverte sur tout ça aux autres, afin qu’ils voient qui j’étais vraiment. Mais je m’étais toujours déguisée après avoir manifesté de la corruption, dans l’espoir de préserver ma réputation et mon image dans le cœur des autres. Que j’avais été honteuse et dégoûtante ! Je m’étais toujours dit que si la corruption que je révélais n’était qu’un petit problème, un tempérament corrompu répandu et plus banal, je n’endommagerais pas trop ma réputation en m’ouvrant et je pourrais me mettre à nu devant les gens. Mais j’avais condamné quelqu’un à la suite d’une fausse dirigeante, cette fois. C’était une transgression grave. Il n’était pas facile d’en parler. Ҫa aurait montré aux gens que j’étais indigne et que j’avais un caractère médiocre, et ça aurait gravement nui à ma réputation. Alors je n’avais pas voulu m’ouvrir et j’avais essayé de tromper les gens en jouant la comédie. J’avais été vraiment fourbe ! Je n’ai compris qu’à ce moment-là que mes réticences à m’ouvrir sur ma corruption n’étaient pas seulement un signe de ma vanité et de mon orgueil, elles trahissaient aussi mes tempéraments sataniques fourbes et maléfiques.

Ensuite, j’ai continué à réfléchir sur ce problème et j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Quand il se passe quelque chose, quelqu’un peut ne pas parler ni exprimer un point de vue à la légère, mais toujours garder le silence. Cela ne signifie pas que cette personne est raisonnable : au contraire, cela montre qu’elle est assez bien déguisée, qu’elle cache des choses, que sa sournoiserie est profonde. Si tu ne t’ouvres à personne d’autre, peux-tu t’ouvrir à Dieu ? Et si tu n’es pas authentique, même avec Dieu, et ne peux pas t’ouvrir à Lui, peux-tu alors Lui donner ton cœur ? Certainement pas. Tu ne peux pas ne faire qu’un avec Dieu tout en gardant ton cœur séparé du Sien ! Êtes-vous capables de vous ouvrir et de dire ce qui est vraiment dans votre cœur lorsque vous échangez avec les autres ? Si quelqu’un dit toujours ce qui est vraiment dans son cœur, s’il ne ment jamais et n’exagère jamais, s’il est sincère et pas du tout négligent ni superficiel dans l’accomplissement de son devoir, s’il peut pratiquer la vérité qu’il comprend, alors cette personne a un espoir d’obtenir la vérité. Si une personne se couvre toujours et cache son cœur pour que personne ne puisse la voir clairement, si elle donne une fausse impression pour tromper les autres, alors elle court un grave danger, elle a de gros ennuis, il lui sera très difficile de gagner la vérité. Vous pouvez voir, d’après la vie quotidienne de quelqu’un, de ses paroles et de ses actions, quelles sont ses perspectives. Si cette personne fait toujours semblant, prend toujours des airs, alors cette personne n’est pas quelqu’un qui accepte la vérité, et elle sera révélée et chassée tôt ou tard » (« En offrant son cœur à Dieu, on peut obtenir la vérité », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Ces paroles de Dieu m’ont vraiment frappée. Il révèle comment ceux qui se déguisent sont incapables d’affronter leurs problèmes, ne s’ouvrent pas quand ils font des erreurs et les dissimulent toujours en trompant les autres. Leur cœur est fermé à Dieu et Dieu ne peut pas le voir. Ces gens sont particulièrement maléfiques. Ils sont tout à fait fourbes. Dieu aime les gens honnêtes et déteste les gens fourbes. Les gens fourbes finissent tous par être exposés et chassés. J’avais toujours cru que se déguiser trahissait juste une soif de réputation et de statut, que ça ne signifiait pas qu’on était semblable à un malfaiteur ou un antéchrist qui commet des méfaits, perturbe le travail de l’Église et fait du mal aux autres. Je ne me doutais pas que ça menait au fait d’être chassé. Mais grâce aux paroles de Dieu, j’ai compris que c’était un point de vue biaisé dû à mes notions et à mon imagination. J’avais ignoré ma conscience en condamnant Sœur Lu avec la fausse dirigeante et je m’étais rendue complice d’une malfaitrice. Dieu était déjà bien conscient de ma transgression, mais je n’avais pas voulu en parler et j’avais essayé de faire bonne figure pour gagner l’admiration des autres. Ҫa montrait que je n’aimais pas la vérité et que je ne m’étais pas vraiment repentie. Je n’avais pas pratiqué la vérité et j’avais même triché et trompé : comment Dieu aurait-Il pu ne pas me détester ? Si je continuais comme ça, je serais certainement exposée et chassée. Grâce à la réflexion, j’ai vu qu’échouer à pratiquer l’honnêteté et ne pas s’ouvrir avaient de graves conséquences. J’ai eu très peur et je me suis empressée de corriger la situation.

Plus tard, je suis tombée sur des paroles de Dieu : « Tu dois être capable de réfléchir et de te connaître toi-même. Tu dois avoir le courage de t’ouvrir et de te mettre à nu en présence des frères et sœurs, et d’échanger sur ton véritable état. Si tu n’oses pas mettre à nu ni disséquer ton tempérament corrompu, ni admettre tes erreurs, alors tu n’es pas quelqu’un qui poursuit la vérité, et encore moins quelqu’un qui se connaît lui-même » (« La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Indépendamment du devoir que les gens accomplissent et de ce qu’ils font, qu’est-ce qui est le plus important, leur vanité et leur fierté, ou la gloire de Dieu ? Qu’est-ce que les gens doivent choisir ? (La gloire de Dieu.) Qu’est-ce qui est le plus important, vos responsabilités, ou vos propres intérêts ? Vous acquitter de vos responsabilités est le plus important, et vous en avez le devoir. […] Lorsque vous pratiquerez selon les principes de la vérité, il y aura un effet positif et vous rendrez témoignage à Dieu, ce qui est un moyen de faire honte à Satan et de rendre témoignage à Dieu. Utiliser diverses méthodes pour rendre témoignage à Dieu et faire voir à Satan votre détermination à abandonner et à rejeter Satan, c’est faire honte à Satan et rendre témoignage à Dieu : c’est quelque chose de positif et conforme à la volonté de Dieu » (« Gagner la vérité est la seule façon de réellement gagner Dieu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’ai trouvé un chemin de pratique dans ces paroles de Dieu. Quelles que soient la corruption que je révèle ou l’erreur que je commets, je dois avoir assez de courage pour l’admettre, m’ouvrir, échanger sur mon tempérament corrompu et l’analyser. Voilà comment couper nos liens avec Satan, agir vraiment pour l’humilier et témoigner pour Dieu. C’est un vrai repentir. Que ma vanité, mon orgueil, ma réputation et mon statut souffrent du fait que je m’ouvre ou non, je dois renoncer à moi-même, pratiquer la vérité et donner la priorité au fait de témoigner pour Dieu. Dans mon évaluation de Sœur Lu, j’avais contredit les faits et je m’étais rendue complice d’une fausse dirigeante en condamnant Sœur Lu. À travers cette expérience, j’avais gagné une certaine compréhension de mon tempérament corrompu. Je savais que je devais m’ouvrir, me mettre à nu devant les frères et sœurs et témoigner de l’effet que les paroles de Dieu avaient eu sur moi. C’était mon devoir. Si j’échouais à m’ouvrir devant tout le monde par souci de ma vanité et de ma réputation, je tomberais dans le piège de Satan et je perdrais mon témoignage. Aussi, j’avais eu cette notion ridicule que parler de mes échecs était honteux et n’était pas une forme de témoignage. J’avais désormais compris que tant que je réussissais à renoncer à ma vanité et à mon orgueil, à ne pas être entravée par mon tempérament corrompu, à m’ouvrir dans l’échange sur mon expérience d’échec et à vraiment me repentir, il s’agissait bien d’une forme de témoignage. Quand j’ai compris tout ça, mes inquiétudes se sont dissipées.

Après ça, je me suis ouverte à tout le monde au sujet de mon expérience et, à ma grande surprise, les frères et sœurs ont dit : « On ne pense pas de mal de toi après avoir entendu ton expérience. On révèle aussi souvent ce genre de tempérament corrompu, sauf qu’on s’en aperçoit rarement vite et qu’on se contente de l’ignorer. Le fait que tu aies reconnu ta corruption et gagné une compréhension de son essence grâce au jugement et à la révélation des paroles de Dieu est très édifiant pour nous. » Ensuite, les frères et sœurs ont échangé avec moi sur deux passages des paroles de Dieu. Ils m’ont aidée à gagner une compréhension plus profonde des conséquences du fait de ne pas évaluer les gens objectivement. Ne pas évaluer les gens objectivement, c’est juste les accuser à tort, les exclure et les opprimer. Si on condamne arbitrairement quelqu’un et qu’il devient négatif, ou si un faux dirigeant se sert de cette condamnation pour le punir, lui rendant impossible de poursuivre son devoir, ça ne cause pas seulement du tort à cette personne, ça affecte aussi le travail de l’Église. J’ai aussi gagné une compréhension plus claire des principes qu’on doit pratiquer quand on évalue les gens. Plus tard, quand Sœur Lu a appris tout ça, elle n’a pas pensé de mal de moi. Quand j’ai eu des questions à lui poser, elle y a répondu aussi sincèrement qu’avant, et l’Église ne m’a ni renvoyée ni transférée à cause de ça. Ces résultats ont complètement dissipé mes notions et ce que j’avais imaginé. J’ai eu incroyablement honte. Tout ça m’a rendue bien plus consciente de la loyauté et de la justice de Dieu. Tant qu’on pratique en accord avec les paroles de Dieu, on a un chemin. Rendons grâce à Dieu !

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